Melogale moschata
espèce de mammifères
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Mélogale de Chine, Blaireau-furet de Chine
Répartition géographique
- Helictis moschata (J. E. Gray, 1831) (Protonyme)
- Helictes moschata (J. E. Gray, 1847)
- Helictis moschatus (E. Blyth, 1863)
- Helictis ferreo-griseus (Hilzheimer, 1905)
- Helictis ferreo-grisea (Matschie, 1908)
- Helictis millsi (O. Thomas, 1922)
- Helictis taxilla (O. Thomas, 1925)
- Helictis taxilla sorella (G. M. Allen, 1929)
- Melogale moschata Corbet & J. Edwards Hill, 1980
- Melogale moschata hainanensis Zheng Yonglie & Xu Longhui, 1983
- Melogale moschata ferreogrisea Wozencraft, 2005
- Melogale moschata millsi Wozencraft, 2005
- Melogale moschata moschata Wozencraft, 2005
- Melogale moschata sorella Wozencraft, 2005
- Melogale moschata taxilla Wozencraft, 2005
Le Mélogale de Chine (Melogale moschata) également connu sous le nom de Blaireau-furet de Chine, est une espèce de mammifères carnivores de la famille des Mustélidés. C'est un blaireau-furet que l'on rencontre abondamment dans l'est de l'Asie, bien qu'il y soit encore parfois chassé pour sa chair ou sa fourrure[1].
Dénominations
- Nom scientifique : Melogale moschata (Gray, 1831)[2]
- Nom vulgaire (vulgarisation scientifique) recommandé ou typique en français : Mélogale de Chine[3], Blaireau-furet de Chine[4],[5]
Taxonomie
Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1831 par le zoologiste britannique John Edward Gray (1800-1875).
Liste des sous-espèces
Selon ITIS (29 novembre 2025)[6] :
- sous-espèce Melogale moschata ferreogrisea (Hilzheimer, 1905)
- sous-espèce Melogale moschata millsi (Thomas, 1922)
- sous-espèce Melogale moschata moschata (Gray, 1831)
- sous-espèce Melogale moschata sorella (G. M. Allen, 1929)
- sous-espèce Melogale moschata taxilla (Thomas, 1925)
La sous-espèce Melogale moschata hainanensis Zheng & Xu, 1983 a été intégrée à la sous-espèce nominale.
Le Mélogale de Taïwan autrefois considéré comme une sous-espèce sous le nom de Melogale moschata subaurantiaca est devenue une espèce à part entière Melogale subaurantiaca à la suite d’une étude menée en 2019 [7].
Description

Le mélogale de Chine mesure de 30 à 40 cm pour un poids de 1 à 3 kg. Son corps est élancé. Son pelage est court. Son dos varie du brun-chocolat foncé, au fauve ou au brun-gris. Son ventre varie du blanc à l'orangé. Le dessus de sa tête est noir avec une tache frontale blanche et une autre de même couleur au milieu du crâne. Ses oreilles sont grandes. Sa queue est longue et touffue.
Ce blaireau-furet est essentiellement nocturne. Son territoire varie entre 4 et 9 ha. Il se nourrit de petits animaux dont des insectes, des vers de terre, des escargots, des grenouilles et parfois de fruits. Il se réfugie dans des terriers[8].
Écologie et comportement
Distribution et habitat
Cette espèce se rencontre en Birmanie, dans le sud de la Chine, en Inde, au Laos au Viêt Nam. Le mélogale s’acclimate bien aux zones habitées par l’Homme, tirant parti de sites anthropiques adaptés comme lieux de repos, tels que les tas de bois ou les amas de pierres, et utilisant les terres agricoles et les potagers comme zones d’alimentation. Les mélogales créent peu de conflits avec les populations humaines environnantes, car ils s’attaquent rarement aux poulets ou au bétail et ont tendance à ne pas endommager les biens[9].
Activité
Le mélogale de Chine est actif au crépuscule et durant la nuit. C’est un bon grimpeur. En cas de menace, il émet des sécrétions anales à l’odeur nauséabonde. Il se repose durant la journée dans des terriers, comme ceux de petits rongeurs, ou dans des formations naturelles telles que des fissures rocheuses. Il construit également des abris de fortune dans de faibles dépressions du sol[9].
Ils disposent de petits domaines vitaux qui, d’après les résultats d’une étude menée entre 1994 et 1996, atteignent en moyenne environ 10,6 ha. Les domaines vitaux des mélogales mâles et femelles se chevauchent, ce qui suggère une absence de territorialité entre les membres de l’espèce. Malgré la petite taille de leurs domaines vitaux, les mélogales sont toutefois des animaux relativement nomades, passant d’un site de repos à l’autre sans établir de résidence permanente. Ils peuvent établir des sites de repos à usage unique ou choisir d’occuper un lieu particulier pendant plusieurs jours[9].
Régime alimentaire
Le mélogale de Chine se nourrit de fruits, d’insectes, de petits animaux et de vers. Les vers de terre, les amphibiens et les insectes constituent des éléments importants de son régime alimentaire[10].
Il consomme également des fruits charnus tels que ceux du prunier de Chine, de l’arbre aux raisins d’Orient, du plaqueminier et du kiwi de Chine[11].
Reproduction
Les mélogales de Chine s’accouplent en mars. La femelle met bas une portée pouvant compter jusqu’à trois petits en mai ou juin. Les nouveau-nés sont aveugles et déjà bien pourvus de fourrure, avec le même motif de coloration que les adultes. Leurs yeux s’ouvrent vers l’âge de deux semaines[12].
Maladies
Le mélogale de Chine est associé à des flambées rapportées de rage humaine dans le sud-est de la Chine et à Taïwan, les premières ayant été signalées en 1997 et la plus récente en 2008. Aucun décès n’a été rapporté dans ces cas ; toutefois, il n’existe actuellement aucun vaccin antirabique destiné aux mélogales[13],[14].
