Nécropole des Cous

From Wikipedia, the free encyclopedia

Autre(s) nom(s)Pierres-Folles des Cous et « Ciste des Cous »
Typedolmen
PériodeNéolithique
ProtectionLogo monument historique Classée MH (1959)
Nécropole des Cous
Image illustrative de l’article Nécropole des Cous
Les Pierres-Folles (au premier plan) et la « Ciste des Cous » (en arrière-plan)
Présentation
Autre(s) nom(s) Pierres-Folles des Cous et « Ciste des Cous »
Type dolmen
Période Néolithique
Protection Logo monument historique Classée MH (1959)
Visite accès libre
Caractéristiques
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 31″ nord, 0° 56′ 03″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Commune Bazoges-en-Pareds
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Nécropole des Cous
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Nécropole des Cous
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Nécropole des Cous

La nécropole des Cous est située à Bazoges-en-Pareds, dans le département français de la Vendée. Elle se compose de deux dolmens, les Pierres-Folles et le dolmen dit « Ciste des Cous ».

La nécropole est située à 75 m d'altitude sur un plateau calcaire à la confluence des rivières du Loing et de l'Arkanson. Elle se compose de deux dolmens, les Pierres-Folles et le dolmen dit « Ciste des Cous ». Selon Marcel Baudouin, il existait un peu plus au sud, sur une éminence du terrain, un troisième dolmen, parallèle et identique aux Pierres-Folles. Une centaine de mètres au sud-est de l'ensemble actuel, un grand nombre d'ossements furent découverts lors de labours sur l'emplacement d'une probable sépulture préhistorique[1]. Un quatrième dolmen dit la Pierre-Rousse, détruit au XIXe siècle, existait 300 m plus au sud. Enfin, selon Baudouin plusieurs menhirs en granite existaient dans les environs, celui dit menhir de la Vierge, qui gisait renversé non loin à l'est, fut rapporté sur le site lors d'un remembrement[2].

L'absence d'homogénéité entre le matériel archéologique découvert dans le dolmen des Pierres-Folles et celui retrouvé dans la « Ciste des Cous » implique deux possibilités : l'un des deux monuments fut délibérément choisi pour être réoccupé ou, ce qui est plus vraisemblable, le plus ancien, la « Ciste des Cous », était déjà en ruine lors de la construction du second[2].

La nécropole est située à moins de km au sud-est du dolmen de la Pierre-Levée des Landes et du menhir des Landes.

Historique

Le tumulus fut endommagé en 1910 pour en extraire des pierres destinées à l'empierrement des chemins et des ossements furent alors mis au jour. Selon M.-A Paillat, qui entreprit cette extraction, des fouilles y avaient cependant déjà été entreprises quelques années plus tôt par des chercheurs de trésor croyant y trouver le squelette d'un druide avec sa faucille en or. Lors des fouilles menées par Marcel Baudouin et Lucien Rousseau, son propriétaire, en , le tiers nord du tumulus avait déjà disparu et les orthostates de la « Ciste des Cous » étaient déjà visibles. Ces fouilles sommaires furent suivies d'une première restauration. Les Pierres-Folles furent léguées par Lucien Rousseau à la Société préhistorique française qui acheta peu après la « Ciste des Cous »[1].

La datation du site au C14 se rapproche de 4 650 ans BP[3].

Le site est classé au titre des monuments historiques en 1959[4]. Il fut de nouveau fouillé et restauré en 1978 (« Ciste des Cous ») et 1991 (Pierres-Folles) par Roger Joussaume.

Dolmen des Pierres-Folles

Les fouilles de Baudouin et Rousseau se limitèrent au creusement d'une grande tranchée au sud-est dans le tumulus et à la construction d'un mur de soutènement au nord. Les fouilles de 1991 ont pu mettre en évidence qu'il s'agissait d'un dolmen angevin[2].

Architecture

Dolmen des Pierres-Folles

Le cairn dolménique fut élevé directement sur le sol calcaire sous-jacent. Il fut probablement détruit dès l'âge du Bronze final, comme en témoignent les tessons de poterie retrouvés à la surface de sa partie résiduelle. Sa forme d'origine demeure ainsi inconnue mais son diamètre a pu atteindre au plus m de large et il comportait un parement. La découverte des fosses de calage des orthostates a permis d'identifier une chambre sépulcrale d'environ m de long sur 2,60 m de large. La dalle de chevet reposait directement sur le sol, sans fosse de calage, en s'appuyant sur les piliers latéraux. Elle ne devait pas atteindre le plafond de la chambre. L'ensemble fut totalement bouleversé par le creusement ultérieur d'un puits d'environ m de profondeur réalisé par de probables chercheurs de trésor dès l'âge du Bronze. L'ensemble architectural pourrait avoir ressemblé à la Pierre Couverte de la Bajoulière[2].

Matériel archéologique

Tous les niveaux furent profondément perturbés. Le matériel archéologique néolithique découvert est très pauvre, très atypique et ne permet pas une datation de la construction du monument. La céramique retrouvée correspond à un fragment de vase néolithique au profil légèrement concave et à quelques tessons provenant de trois ou quatre gobelets décorés attribués au Campaniforme. Le matériel lithique se limite à une pointe de flèche à ailerons et pédoncule de type Artenacien et les éléments de parure à un nique V-bouton à appendices du type « tortue ». Une petite applique en or, à bords rabattus et perforée à chaque extrémité, et un fragment d'alène en métal cuivreux ont aussi été découverts. Des objets métalliques à bords rabattus de ce type ont été retrouvés dans le Morbihan (dolmen de Roc'h Kerouaren) et dans la péninsule ibérique mais pas en Vendée. L'ensemble était complété par 150 coquilles de dentales, quelques dents et fragments osseux humains qui peuvent être rattachés à une période assez large allant du Néolithique au Chalcolithique[2].

L'essentiel du mobilier recueilli date de l'âge du Bronze, de l'époque gallo-romaine, du Moyen Âge et de l'époque moderne  : nombreux petits tessons de couleur brun foncé ou noire, céramique grise commune gallo-romaine, pièces en métal cuivreux (anneaux, tige bipointe, fragments de feuilles), clous en fer et débris de tuiles creuses. L'ensemble atteste d'une fréquentation du site bien postérieure à sa construction.

Dolmen dit « Ciste des Cous »

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI