Nécropole nationale de Villette
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| Département | |
| Commune | |
| Religion(s) |
Christianisme |
| Personnes |
110 |
| Mise en service |
1917 |
| Coordonnées |
| Sauvons nos tombes |
|---|
La nécropole nationale de Villette est un cimetière militaire français de la Première Guerre mondiale, situé sur le territoire de la commune de Villette, dans le département de la Meurthe-et-Moselle.
La nécropole nationale de Villette est située au cœur d’une forêt, sur le flanc de la vallée de la Chiers qui domine le village de Villette (Meurthe-et-Moselle)[1].
Historique
Créé en 1917 par l’armée allemande durant son occupation de la région, ce cimetière est aménagé après la guerre pour y réunir les corps exhumés de cimetières militaires provisoires du secteur[2].
Caractéristiques
Dans ce cimetière militaire français reposent les corps de 74 soldats français du 101e régiment d'infanterie (dont 3 inconnus)[Note 1] et 36 soldats allemands[Note 2] (dont 9 inconnus)[3],[2].
Ces soldats sont morts autour de Longuyon et Villette lors des combats des 22 et dans le cadre de la Bataille des Frontières[2].

Récit du combat de Villette du 23 août 1914
- Schéma des offensives de la Bataille des Frontières jusqu'au 22 août 1914. On y entrevoit la confrontation entre la 3e armée française et la 5e armée allemande, dans laquelle s'inscrit le combat de Villette.
- Carte des opérations de la 5e armée allemande en août 1914 dans le secteur proche de Villette.
- Militaires du 101e régiment d'infanterie en 1915 sur un autre lieu.
Ce combat s'inscrit dans la Bataille des Frontières qui confronte les armées françaises et allemandes dans les premières semaines de la Première Guerre mondiale.
Dans le secteur des quatre frontières (Sud-Ouest du Luxembourg, Sud-Est de la Belgique, Nord de la Meurthe-et-Moselle et Nord de la Meuse françaises, Nord-Ouest de la Moselle allemande), la 7e division d'infanterie française commandée par le général Edgard de Trentinian fait face à la 5e armée allemande commandée par le Generalmajor Guillaume de Prusse, Kronprinz impérial. La disproportion des forces en faveur de l'Empire allemand est très importante.
Le à 5 h 15 du matin, la 7e division d'infanterie française à laquelle appartient le 101e régiment d'infanterie se rassemble au Nord du village de Villers-le-Rond[4].
A 11 h les soldats français du 1er bataillon du 101e régiment d'infanterie sont envoyés à la côte 334[Note 3] au Nord-Est de Villette, en liaison avec le 5e corps d'armée qui tient le front Bouillon-Viviers[5],[4]. Il s'agit plus particulièrement du lieudit "la Voie des Biches", situé sur le plateau agricole (non loin de la future nécropole).
Ils y prennent position dans les tranchées pour contenir les avancées allemandes[4].
Ils doivent être accompagnés d'une batterie d'artillerie mais qui reçoit finalement un contre-ordre[4].
Par ailleurs, ils sont soutenus sur leur flanc gauche par un autre régiment, le 317e régiment d'infanterie[4]. Or, cette unité subit le feu nourri de l'artillerie allemande à partir de 15 h et bat en retraite dans le désordre vers Charency-Vezin[4].
Privés de soutien, la situation des soldats du 101e régiment d'infanterie devient vulnérable, et ils sont pris entre deux feux d'artillerie et de mitrailleuses[5],[4].
Ils se dépensent en efforts inouïs et se battent à la baïonnette pour maintenir la position[5]. 72 d'entre eux meurent durant ce combat[5]. Malgré leur résistance, leurs lourdes pertes les conduisent à se replier vers Villers-le-Rond pour se regrouper avec le reste du régiment[4].
Le régiment est ensuite repositionné en défense du passage de l'Othain les 24 et 25 août 1914. A l'issue des trois semaines de combats de la Bataille des Frontières, le régiment a perdu un tiers de ses effectifs[4],[Note 4].

