Lus à haute voix, ces poèmes obscurs se révèlent être des comptines dont les paroles sont bien connues de toute personne de culture anglo-saxonne. Le titre du recueil est lui-même une traduction par homophonie du mot anglais nursery rhyme ou comptine. Ce procédé de traduction s'apparente aux expérimentations de l'Oulipo et aboutit à un genre littéraire qui relève à la fois du pastiche et de la tradition britannique de l'humour absurde ou nonsense.
N'Heures Souris Rames contient une quarantaine de comptines, entre autres Coucou doux de Ledoux (Cock-A-Doodle-Doo), Signe, garçon. Neuf Sikhs se pansent (Sing a Song of Sixpence) et Hâte, carrosse bonzes (Hot Cross Buns). Voici Georgie Porgie en version originale et en traduction :
- Georgie Porgie, Pudding and Pie,
- Kissed the girls and made them cry.
- When the boys came out to play;
- Georgie Porgie ran away.
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- Georgie Port-régie, peu digne en paille,
- Qui se dégeule sans mais. Dame craille.
- Où haine de bouées ce qu'aime à tout pilé ;
- Georgie Port-régie règne. Ohé.
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Le livre d'Ormonde de Kay avait été précédé par un autre recueil, Mots D'Heures: Gousses, Rames, calqué sur Mother Goose Rhymes ou Rimes de la mère l'Oye et publié en 1967 par le journaliste américain Luis d'Antin van Rooten. Voici sa version de Humpty Dumpty :
- Humpty Dumpty
- Sat on a wall.
- Humpty Dumpty
- Had a great fall.
- All the king's horses
- And all the king's men
- Couldn't put Humpty
- Together again.
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- Un petit d'un petit
- S'étonne aux Halles
- Un petit d'un petit
- Ah! degrés te fallent
- Indolent qui ne sort cesse
- Indolent qui ne se mène
- Qu'importe un petit d'un petit
- Tout Gai de Reguennes.
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