Nathalie de Ségur
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| Dame du Palais Eugénie de Montijo | |
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Louis-Gaston de Ségur Renaud de Ségur (d) Anatole de Ségur Edgar de Ségur-Lamoignon Sabine de Ségur (d) Henriette de Ségur (d) Olga de Ségur |
| Conjoint |
Paul de Malaret (d) |
| Enfants |
Nathalie de Ségur, baronne de Malaret, née le à Aube et morte le à Toulouse, est une aristocrate, dame du palais de l'impératrice Eugénie de Montijo[1]. Elle est la mère de Camille et Madeleine de Malaret, dont la comtesse de Ségur, leur grand-mère maternelle, s'inspira pour écrire Les Petites Filles modèles.

Nathalie de Ségur est la fille d'Eugène, comte de Ségur, et de Sophie Rostopchine, connue comme la comtesse de Ségur. En 1846, elle épouse le diplomate Joseph Alphonse Paul Martin d'Ayguesvives, baron de Malaret, qui est un ami intime de son frère, Anatole de Ségur.
En 1853, elle intègre la cour de la nouvelle impératrice, qui se compose d'une Grande-Maîtresse, d'une dame d'honneur, ainsi que de six (plus tard douze) dames du Palais, qui alternent chacune une semaine de service et dont la plupart sont choisies par l'impératrice avant son mariage. Nathalie de Ségur est une des huit dames d'honneur représentées avec Eugénie de Montijo dans le célèbre tableau de Franz Xaver Winterhalter de 1855. Elle est décrite, par le comte Émile Félix Fleury, comme « élégante par ses manières, d'un beau et agréable tempérament et ayant beaucoup d'amis, ce qu'elle méritait amplement. »[2].
Elle est cependant peu présente à la cour, car elle accompagne son mari lors de ses missions diplomatiques. En 1846, il est en poste à Florence, en Toscane, et, en 1856, à Londres, au Royaume-Uni. D'ailleurs, selon Amélie Carette, dame du palais à partir de 1866, à partir de 1866, qui ne l'a jamais vue à la cour, elle « ne passait que peu de temps dans sa propre maison »[3].
En 1870, à la chute du Second Empire, Paul d'Ayguevives de Malaret est écarté de l'administration et mis en retraite. Il revient en France avec sa famille et partage son temps entre l'hôtel de Malaret, à Toulouse (ancien no 10 rue Joseph-de-Malaret), et le château de Malaret, à Verfeil (actuel no 985 route de Saint-Sernin-des-Rais).
Elle meurt le à Toulouse. Elle est enterrée à Verfeil, aux côtés de son mari et près de ses filles, dans le cimetière « des Petites Filles modèles », près de l'église Saint-Sernin-des-Rais[4].
