National Semiconductor SC/MP
microprocesseur
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Le National Semiconductor SC/MP (pour Single Chip MicroProcessor, prononcé « scamp ») est l'un des premiers microprocesseurs, disponible dès avril 1976.
| Production | Avril 1976 |
|---|---|
| Fabricant | National Semiconductor |
| Fréquence | 1 MHz à 4 MHz |
|---|---|
| Largeur bus données | 8 bits |
| Largeur bus adresse | 16 bits |
| Procédé de fabrication | PMOS puis NMOS |
|---|---|
| Boîtier | DIP 40 broches |

Pour réduire les coûts, le système utilisait une unité arithmétique et logique (ALU) "bit-série" et était donc nettement plus lent que les conceptions contemporaines comme l’Intel 8080 ou le MOS 6502 qui disposaient d’ALU parallèles. Une autre curiosité était que le compteur de programme ne pouvait accéder qu’aux 12 bits inférieurs de l’adresse 16 bits, les 4 bits supérieurs devaient être définis à l’aide d’instructions spéciales. Le résultat était que les instructions accédaient à la mémoire principale sous forme de seize « pages » de 4 Ko, et atteindre la mémoire en dehors de ces pages nécessitait plusieurs instructions[note 1].
La combinaison d’une vitesse lente et d’une mémoire paginée limitait son attrait en dehors des marchés embarqués auxquels il visait, et sur ce marché, il concurrençait le Fairchild F8 (en) qui offrait plusieurs fonctionnalités utiles et coûtait moins d’un dollar de plus à 100 unités. Le système a été relativement peu utilisé. Signetics a licencié ce design comme seconde source, mais il n’est pas clair s’ils en ont produit.
Appellation
Ce microprocesseur a été baptisé Single Chip Microprocessor, microprocesseur en un seul boîtier, par opposition à des microprocesseurs de l'époque qui nécessitaient plusieurs composants électroniques pour obtenir un fonctionnement identique.
Caractéristiques
- Bus d'adresses : 16 bits
- Bus de données : 8 bits
- Registres :
- Accumulateur (A)
- Extension (E)
- Registre d'état (S)
- Compteur programme (P0)
- Registre de pointeurs (P1, P2, P3)
Implémentations
Le SC/MP comprenait un oscillateur d'horloge interne. Cela était courant dans les conceptions nMOS comme le 6502, mais inhabituel pour une puce initialement fabriquée en MOS canal P (pMOS). La plupart des processeurs pMOS nécessitaient un oscillateur externe et un pilote d’horloge séparés, ce qui constituait un avantage pour cette conception car elle éliminait le besoin d’une puce externe supplémentaire. Cela limitait cependant la vitesse à 1 MHz. Le SC/MP-2 utilisait la fabrication MOS canal N (nMOS) mais était par ailleurs identique, ce qui lui permettait de fonctionner jusqu’à 4 MHz[1].
Il y eut trois versions principales :
- L'ISP-8A/500 ou SC/MP-1 cadencé à 1 MHz, première implémentation en pMOS. Il nécessite des alimentations +5 volts et -7 volts pour la compatibilité TTL.
- L'INS 8060 ISP-8A/600 ou SC/MP-2 cadencé à 4 MHz (en interne 2 MHz) première version nMOS (alimentation unique +5 V)
- L’INSS 807x ou SC/MP-3 cadencé à 4 MHz (en interne 2 MHz) ; il comprenait des variantes avec jusqu’à 4 Ko de ROM (BASIC embarqué en option (NIBL))