Reprenant ses premières conférences, Emerson définit la nature comme une entité divine qui englobe tout et que nous connaissons mal : le texte est clairement providentialiste, affirmant que « Toutes les choses sont morales [...], donc la nature est toujours l'alliée de la religion ». Il prône la fusion du Soi et de la Nature, un Éveil presque bouddhique. Il pense que nous ne savons pas voir la nature, et que le renouvellement de ce regard constitue une expérience mystique.
Celui qui aime la nature la voit avec révérence, vit dans la coïncidence de ses sens internes et externes en conservant l’esprit d’enfance en lui car la forêt recèle une éternelle jeunesse.
Emerson ne voit pas la Nature comme une simple composante d'un monde dominé par un être divin et isolé. Il se « nourrit » quotidiennement du ciel et de la terre grâce à sa propre expérience et non grâce aux enseignements transmis par nos ancêtres.
L’essentiel pour l’homme est de reconnaître dans la Nature l’Esprit (Spirit, qui ressemble au Geist de la philosophie de Hegel).
Pour Emerson, l’homme est devenu un demi-homme, qui utilise la nature par son entendement seul, par le travail pénible des forces matérielles, parce qu’il a perdu ses forces spirituelles (dont il ne reste que des résurgences). L’homme a besoin de retrouver son unité spirituelle, pour retrouver la vue, spirituelle, aujourd’hui obscurcie, sur la nature ⇒ pensée et dévotion qui se confondent, réunification de la science et de la religion : chaque homme peut retrouver cette vue et transcender spirituellement sa condition.
Le texte est découpé selon le plan suivant :
- Introduction
- Commodités
- Beauté
- Langage
- Discipline
- Idéalisme
- Esprit
- Perspectives