Nkikoh

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Nkikoh est un village du Cameroun situé dans l'arrondissement de Bangem, département de la Koupé-Manengouba, région du Sud-Ouest. Il appartient au clan Elung et est peuplé majoritairement par le peuple Bakossi.

Situation

Nkikoh se trouve dans la partie orientale de l'arrondissement de Bangem, à environ 4 km à l'est de la ville de Bangem, chef-lieu du département de la Koupé-Manengouba[1]. Le village est situé sur aux frontiére du mont Manengouba (2 411 m), un volcan éteint d'origine quaternaire dont les cônes ont directement contribué à la formation des sols du terroir villageois[2].

Relief et sols

L'altitude du village est d'environ 1 384 mètres au-dessus du niveau de la mer[1]. Les sols de Nkikoh, ainsi que ceux des villages voisins de Muabi, Nyan, Poala et Ekangte, se sont formés à partir des dépôts volcaniques récents des cônes du mont Manengouba[2]. Ces sols volcaniques sont réputés pour leur grande fertilité, favorisant la culture d'une large gamme de plantes vivrières et de rente[3].

Climat

La région de Bangem, dont fait partie Nkikoh, connaît un climat équatorial de montagne caractérisé par deux saisons contrastées. La saison sèche s'étend de novembre à mars, avec des températures minimales pouvant descendre aux alentours de 10 °C et des maxima avoisinant 30 °C sur les versants du mont Manengouba. La saison des pluies débute progressivement en avril et connaît son pic entre août et octobre, avec une pluviométrie annuelle moyenne d'environ 3 000 mm[2].

Histoire

Contexte régional

Nkikoh s'inscrit dans l'histoire du peuple Bakossi, groupe bantu dont l'aire traditionnelle s'étend sur plus de 3 000 km² autour des monts Koupé et Manengouba[4]. Selon la tradition orale, les Bakossi descendent tous de l'ancêtre mythique Ngoe et de son épouse Sumediang, qui auraient vécu à Mwekan, à environ 10 km de Bangem, sur le versant occidental du mont Manengouba. Leurs descendants fondèrent les nombreux clans actuels, dont le clan Elung auquel appartient Nkikoh[2].

Organisation administrative

Bangem, dont dépend administrativement Nkikoh, est devenue chef-lieu de sous-division en 1953, regroupant l'ensemble du territoire Bakossi septentrional. En 1968, la région fut scindée entre Bangem (Bakossi du Nord) et Tombel (Bakossi du Sud). En 1993, Bangem accéda au statut de chef-lieu de département (Koupé-Manengouba)[2]. Aujourd'hui, l'arrondissement de Bangem comprend soixante-trois villages répartis entre huit clans : Bangem, Nninong, Muambong, Nhia, Elung, Ebamut et Muatan[5].

Population

Les habitants de Nkikoh appartiennent au clan Elung, l'une des composantes du peuple Bakossi. Les Bakossi sont des locuteurs d'une langue bantoue et cultivent comme principales cultures de rente le café et le cacao[4]. Le clan Elung figure parmi les principaux producteurs de café de l'arrondissement de Bangem[6]. La population générale de la commune de Bangem était estimée à 21 411 habitants lors du recensement national de 2005, dont 5 712 résidant dans la ville de Bangem proprement dite[2].

Économie

L'économie de Nkikoh repose essentiellement sur l'agriculture vivrière et de rente. Les cultures de café et de cacao constituent les principales sources de revenus monétaires des ménages, conformément au modèle économique dominant de l'ensemble du pays Bakossi[3]. Les sols d'origine volcanique permettent également la production de cultures vivrières variées (maïs, plantain, arachides, haricots) ainsi que la récolte de divers produits forestiers (noix de cola, prunes sauvages)[2]. L'élevage à petite échelle de porcs, chèvres, moutons et volailles est pratiqué essentiellement pour l'autoconsommation et les besoins cérémoniel[3].

Le département de la Koupé-Manengouba est le premier producteur de plantain du Cameroun, et le marché de Mile 20 à Tombel est considéré comme le plus grand marché de plantain de la sous-région d'Afrique centrale[6].

Infrastructure

Environnement

Références

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