Nouveaux Essais sur l'entendement humain
livre de Gottfried Wilhelm Leibniz
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Les Nouveaux Essais sur l'entendement humain est un ouvrage de Gottfried Wilhelm Leibniz rédigé en 1704 et publié en 1765. Il s'agit d'une réfutation chapitre par chapitre de l’ouvrage l'Essai sur l'entendement humain (1689) de John Locke. Le texte a la particularité de reprendre en son sein le texte de l'ouvrage de Locke qu'il critique. En effet, Leibniz intègre à son propre texte d'importants passages directement issus de l'Essai en reprenant les cinq livres de celui de Locke.
| Nouveaux Essais sur l'entendement humain | |
| Auteur | Gottfried Wilhelm Leibniz |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Philosophie |
| Date de parution | 1765 |
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Les Nouveaux Essais sont, avec la Théodicée, les deux seuls ouvrages majeurs que Leibniz a complétés[a]. La mort de Locke, survenue lorsque Leibniz en finissait la rédaction en 1704, différa sa publication. Le texte parut en 1765, quelque soixante ans plus tard après sa finalisation[2], mais la philosophie de Leibniz n'était guère en vogue.
Survol
Les Nouveaux Essais prennent forme d’un dialogue imaginaire entre deux personnages : Philalèthe (« amoureux de Dieu » en grecque)[3] qui représente les positions de Leibniz, et Théophile (« amoureux de la vérité » en grecque)[4] qui défend celles de Locke. Philalèthe défend la position empiriste, et ses répliques sont souvent des emprunts directs à l'Essai de John Locke. Théophile défend l'option rationaliste et oppose des arguments rationalistes forgés par Leibniz.
La célèbre réfutation de la thèse empiriste sur l'origine des idée figure au début du Livre II : « Rien n'est dans l'esprit sans avoir d'abord été dans les sens, à l'exception de l'esprit lui-même »[5]. Tous les principaux arguments de Locke contre les idées innées sont longuement critiqués par Leibniz, qui défend une conception extrême de la cognition innée, selon laquelle toutes les pensées et toutes les actions de l’âme sont innées[6]. Outre son analyse des idées innées, Leibniz formule de profondes critiques à l'égard des opinions de Locke sur l'identité personnelle, le libre arbitre, le dualisme corps-esprit, le langage, la vérité nécessaire, ainsi que sur la tentative de Locke de prouver l'existence de Dieu.
Parallèles
On retrouve cette même forme d'ouvrage chez George Berkeley dans Trois dialogues entre Hylas et Philonous, soit dans la publication française de 1750, dont le but est de démontrer clairement la réalité & la perfection de l'entendement humain.