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Nouvelles Questions féministes

revue féministe française From Wikipedia, the free encyclopedia

Nouvelles Questions féministes (NQF), est une revue francophone internationale semestrielle, fondée en 1981, qui vise à développer et diffuser les réflexions théoriques et politiques sur les processus sociaux à l’origine des inégalités et des discriminations de genre, ainsi que leurs transformations dans le temps et dans l’espace (ou études de genre).

Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Langue français
Périodicité semestrielle
Faits en bref Pays, Langue ...
Nouvelles Questions féministes (NQF)
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Langue français
Périodicité semestrielle
Fondatrice Simone de Beauvoir
Christine Delphy
Claude Hennequin
Emmanuèle de Lesseps
Date de fondation 1981
Éditeur Éditions Antipodes
Directeur de publication Christine Delphy
Directeur de la rédaction Christine Delphy (Paris, France)
Patricia Roux (Lausanne, Suisse)
ISSN 0248-4951
ISSN (version électronique) 2297-3850
OCLC 7668830Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web nouvellesquestionsfeministes.chVoir et modifier les données sur Wikidata
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Historique

Lancée en 1981 par un groupe de femmes féministes présidé par Simone de Beauvoir, Christine Delphy, Claude Hennequin et Emmanuèle de Lesseps, la revue Nouvelles Questions Féministes prend la suite de la revue Questions féministes, fondée en 1977 dans le sillage du Mouvement de libération des femmes[1]. Cette première revue s'est auto-dissoute en 1980 après des désaccords internes sur les liens entre lesbianisme, hétérosexualité et engagement féministe, un débat qui traverse plus largement le mouvement féministe et lesbien à la fin des années 1970 et au début des années 1980[1],[2]. Une scission s’opère entre les membres du comité de rédaction de Questions féministes. Certaines, initiatrices du courant du lesbianisme politique, soutiennent que pour lutter contre le patriarcat en tant que système politique, il faut dénaturaliser l'hétérosexualité - c’est-à-dire montrer en quoi elle est une construction sociale - et la combattre, notamment en cessant d'avoir des relations avec des hommes. D’autres membres sont en désaccord avec ce point de vue, qui a pour conséquence selon elles de considérer les féministes hétérosexuelles comme des ennemies créent un an plus tard la revue Nouvelles questions féministes[3].

Se sentant exclues par le comité de rédaction de la nouvelles revue, les lesbiennes politiques radicales comme Monique Wittig, se retrouvent au sein de la revue américaine Feminist Issues[4].

À partir de 2001, la revue a un comité de rédaction franco-suisse dirigé par Patricia Roux et Christine Delphy. Le comité est actuellement composé de plus de 20 chercheuses et enseignantes, [et il] se veut le carrefour d’expériences multiples : par les formes d'engagement et les ancrages disciplinaires de ses membres (anthropologie, droit, géographie, histoire, linguistique, littérature, philosophie, science politique, sociologie), par sa composante intergénérationnelle et par la diversité des formes d’engagement de ses membres[5].

Depuis 2015, Nouvelles Questions Féministes s’est dotée d’une structure associative pour marquer son indépendance vis-à-vis des établissements universitaires qui l’hébergent. Actuellement, l'association est composée des membres du comité de rédaction ; mais en adoptant le nom « Les Amies de la revue NQF », elle se garde la possibilité d’élargir son cercle à plus long terme. L’acquisition d’un statut associatif a notamment permis à la revue d’avoir une comptabilité indépendante des institutions qui l’accueillent.

Depuis , la revue est hébergée par la Haute école de travail social et de la santé de Lausanne, au sein du Réseau Genre et Travail social (GETS)[6]. Durant les dix-sept années précédentes, la revue était basée au LIEGE (Laboratoire interuniversitaire en Études Genre), puis au CEG (Centre en Études Genre) de l'université de Lausanne. Nouvelles Questions féministes est publiée avec le soutien financier de ces deux hautes écoles. Elle a aussi bénéficié du soutien du programme de la Conférence universitaire suisse en études genre pendant plusieurs années.

Archives

La bibliothèque Marguerite-Durand (13e arrondissement de Paris) conserve l'intégralité des collections de la revue.

Notes et références

Annexes

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