Novion-Porcien
commune française du département des Ardennes
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Novion-Porcien est une commune française située dans l'arrondissement de Rethel, dans le département des Ardennes, en région Grand Est.
| Novion-Porcien | |
Musée Guerre et Paix en Ardennes. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Rethel |
| Intercommunalité | CC des Crêtes Préardennaises |
| Maire Mandat |
Philippe Lantenois 2026-2032 |
| Code postal | 08270 |
| Code commune | 08329 |
| Démographie | |
| Gentilé | Novionnais, Novionnaises[1] |
| Population municipale |
526 hab. (2023 |
| Densité | 31 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 36′ 03″ nord, 4° 25′ 28″ est |
| Superficie | 17,21 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Signy-l'Abbaye |
| Législatives | 1re circonscription des Ardennes |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.novion-porcien.com |
| modifier |
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Géographie
Localisation
| Mesmont | Wagnon | Viel-Saint-Remy | ||
| Sery | N | Corny-Machéroménil | ||
| O Novion-Porcien E | ||||
| S | ||||
| Corny-Machéroménil | Corny-Machéroménil |
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Plumion, le ruisseau de Mesmont, le ruisseau de Grimompre, le cours d'eau 03 de Bonne Fontaine, le ruisseau du Puits, le Fossé des Vignes et le Fossé de la Bolée[2],[Carte 1].
Le Plumion, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de Signy-l'Abbaye et se jette dans la Vaux à Arnicourt, après avoir traversé neuf communes[3].
Le ruisseau de Mesmont, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Signy-l'Abbaye et se jette dans le Plumion à Sery, après avoir traversé sept communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 784 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Launois-sur-Vence à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 889,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Novion-Porcien est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52 %), prairies (35,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %), forêts (4 %), zones urbanisées (3,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom antique de Novion-Porcien est Noviomagus[réf. nécessaire], un nom celtique que Novion-Porcien partage avec plusieurs localités, parmi elles Noyon dans l'Oise et Nimègue aux Pays-Bas[20][source insuffisante].
Le Porcien est une région naturelle située dans le département des Ardennes, son nom (Portus, Portien puis Porcien) est issu d'un port établi à l'endroit où la voie romaine de Reims à Cologne franchissait l'Aisne[21],[22].
Histoire
Une voie romaine passait sur le territoire de la commune. Sur une petite colline à l’est de Novion, un terrain connu sous le nom de Ville de Pray. Nous ne savons pas s’il s’agissait d’une villa gallo-romaine ou d’une ville plus importante mais son existence est certaine. En construisant la chaussée qui suivait la route romaine, on a trouvé des substructures, des pièces de monnaie (pièces de bronze et pièces d’argent portant l’effigie de Caligula) et des vieux puits[21].
Moyen Âge
On connaît peu de choses de cette période cependant les vestiges (poteries) indiquent que Novion s’étendait plus à l’est. À cette époque Novion possédait deux châteaux : le château de Geoffreville qui donnait son nom aux seigneurs de Novion et l’autre le château de l’Illette dont la place des fossés est encore marquée par un dévalement.
Ancien Régime
La seigneurie de Geoffreville appartenait à la famille Le Danois de Geoffreville (ou Joffreville), dont le représentant le plus illustre, François Le Danois de Joffreville (mort en 1721), fut lieutenant général des armées du roi de France et membre du Conseil de la Guerre pendant la polysynodie.
A l’emplacement du château des Geoffreville fut construit un château moderne au 17e siècle. C’était une construction très importante, transformée en ferme et détruite en 1914.
Peu de temps avant la Révolution, le seigneur de Novion, irrité de ce que l’on bâtissait une maison en face de son château - maison qui lui cachait la vue sur les propriétés du bois du Fay - le sire de Geoffreville, donc prit son fusil et tua le couvreur qui terminait son ouvrage sur le toit. Ce crime fût puni et de plus le seigneur fût condamné à la peine infamante d’avoir son château «lanterné ». Cette lanterne qui existait encore en 1814 lors du passage des cosaques lui valut maintes moqueries. Les troupes allemandes détruisirent le château à leur passage en 1914, ils en incendièrent une partie. Quand ils repassèrent en 1918, ayant transformé les bâtiments qui restaient en dépôt de munitions, ils les firent sauter par une mine à retardement quelques jours après l’armistice. Il n’en reste donc plus rien aujourd’hui.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].
En 2023, la commune comptait 526 habitants[Note 2], en évolution de +7,79 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Musée Guerre et Paix en Ardennes
- Église Saint-Pierre de Novion-Porcien
Personnalités liées à la commune
- François Le Danois de Joffreville (mort en 1721), marquis de Joffreville, lieutenant général des armées du roi de France et membre du Conseil de la Guerre pendant la polysynodie.
- Jean Blocquaux (1907-1959) : homme politique né à Novion-Porcien.
- Augustin Morel (1817-1888), inventeur et industriel roubaisien, est né à Novion-Porcien.
Héraldique
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des communes des Ardennes
- Novion-Porcien est une étape de la Route du Porcien.
