Phosphonécrose
maladie liée à l'exposition au phosphore blanc
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La phosphonécrose, également connue sous le nom de nécrose phosphorée de la mâchoire, était une pathologie professionnelle résultant d'une exposition au phosphore blanc[3]. Les symptômes comprenaient notamment de fortes douleurs ainsi que des abcès à la mâchoire[3]. Une haleine à l'odeur d'ail, des saignements pulmonaires et des problèmes neurologiques pouvaient aussi être observés[4],[6]. L'apparition des symptômes s'étalait sur plusieurs années[4] et les complications pouvaient entraîner des problèmes hépatiques ou rénaux[5].
| Causes | Phosphore blanc[3] |
|---|---|
| Début habituel | Au fil des ans[4] |
| Symptômes | Douleurs sévère à la mâchoire, abcès à la mâchoire |
| Complications | Problèmes hépatiques ou rénaux[5] |
| Diagnostic | Rayon-X[5] |
|---|---|
| Prévention | Amélioration des systèmes de ventilation, substitution par le Phosphore rouge, Soins dentaires appropriés[4],[5] |
| Traitement | Ablation chirurgicale de la mâchoire[4] |
| Fréquence | Commune à partir de 1858, rare dès 1906[4] |
|---|

La cause de la maladie était une exposition prolongée à la vapeur de phosphore blanc (parfois aussi appelé phosphore jaune), historiquement utilisé dans la fabrication d'allumettes[3],[5]. Des nécroses phosphorées de la mâchoire ont aussi été observées dans des usines de fabrication de produits chimiques et de feux d'artifice[5]. Les lésions osseuses induites par la maladie pouvaient être observées grâce à l'utilisation de rayons-X[5].
Le traitement consistait en l'ablation chirurgicale de la mâchoire[4]. Les mesures préventives, elles, comprenaient l’amélioration des systèmes de ventilation et la réduction des heures d’exposition au phosphore[7]. Des soins dentaires appropriés pouvaient également être utiles[5]. Au cours des années 1900, de nombreux pays ont interdit la plupart des utilisations du phosphore blanc, privilégiant le phosphore rouge, moins toxique, dans la conception d'allumettes[4],[5].
Les nécroses phosphorées de la mâchoire ont surtout été observées à partir de 1858 avant de devenir rares dès 1906[4],[8]. Les enfants ont été les plus touchés par la maladie, car ces derniers travaillaient couramment dans ce secteur d'activité[8]. Actuellement, cette pathologie est très rare[8]. Bien que décrite pour la première fois en 1838, la prise de conscience liée à la maladie n'a eu lieu qu'en 1869, à la suite des travaux d'Alice Hamilton, mère de la médecine du travail[8]. Bien que similaire, la phosphonécrose ne doit pas être confondue avec l’ostéonécrose de la mâchoire liée aux bisphosphonates[9].