Confédération syndicale indépendante du Luxembourg
syndicat luxembourgeois
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La Confédération syndicale indépendante du Luxembourg (en luxembourgeois : Onofhängege Gewerkschaftsbond Lëtzebuerg), abrégé en OGBL est la principale organisation syndicale représentative du Luxembourg. Elle possède la majorité absolue à l'assemblée plénière de la Chambre des salariés[1]. Elle revendique plus de 75 000 adhérents.
| Fondation |
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| Type | |
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| Siège | |
| Pays |
| Membres |
70 000 |
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| Présidente |
Nora Back (d) (depuis ) |
| Organismes affiliés | |
| Affiliation | |
| Site web |
Histoire
Les syndicats libres luxembourgeois ont joué un rôle important dans la reconstruction du pays, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le mouvement syndical libre a contribué à des avancées majeures. Comme l’introduction du salaire minimum en 1944 ou encore l’aide à l’acceptation du 1er mai comme jour férié en 1946. La création de l’OGBL s’inscrit dans cette continuité[2].
L’OGBL a été fondée en 1979 par les responsables syndicaux issus de la principale fédération syndicale ouvrière, Lëtzbuerger Aarbechterverband (LAV), et de la principale fédération syndicale des employés du secteur privé (FEP).
À ce regroupement syndical important participaient également des dirigeants de l’association des employés de banque et des assurances (ALEBA) ainsi que ceux du syndicat des artisans neutres (NGL).
L’objectif original de sa création a été le projet d’un syndicat unique. Finalement, ce projet n’aboutira pas, à la suite des négociations de 1978, certains syndicats refusent de rejoindre la fusion. Peu après, une partie de la direction de l’ALEBA (Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance) et la majorité des dirigeants de la FEP (Fédération des employés privés) ont rejoint l’OGBL[3].
La création de l’OGBL a permis un regroupement de ces deux composantes du syndicalisme luxembourgeois qui en est ressorti renforcé et profondément modernisé.
L’OGBL a été rejointe ensuite par la fédération générale des instituteurs luxembourgeois (FGIL), par l’association des chauffeurs professionnels (ACAL) et par la fédération des travailleurs du livre (FLTL).
L’OGBL est strictement financé par les cotisations de ses membres, par conséquent totalement indépendant d’un point de vue financier et religieux[4]. Depuis sa fondation, l’OGBL joue un rôle central dans le dialogue social luxembourgeois et reste un acteur majeur dans la défense des droits des salariés[5].
Actions de l'OGBL
Dans les années 1980 et 1990, il s’est mobilisé à plusieurs reprises : en 1982, l’OGBL organise une grève contre la remise en cause du système d’indexation des salaires avec le slogan « D’Fangeren ewech vum Index » en 1984, il dénonce le « Renteklau », projet gouvernemental voulant annuler des créances de l’État au profit des caisses de pension.Puis, en 1990, l’OGBL se mobilise pour les pensions, conduisant à un accord avec le gouvernement et améliorant les droits des retraités. En 1992, il s’oppose à une réforme de l’assurance maladie. Le gouvernement rétracte son projet initial, sous pression syndicale.
À la fin des années 1990, l’OGBL appuie l’introduction de l’assurance dépendance (1998), il soutient la création du congé parental (six mois par enfant) et du congé pour raison familiale (deux jours par an par enfant) en 1999.
En 2008, il obtient l’adoption du statut unique, plaçant ouvriers et employés sur un pied d’égalité, en fusionnant les chambres professionnelles[3].
En 2009, l’OGBL s’oppose à l’austérité en organisant une manifestation nationale « Ensemble contre tout démantèlement social », à laquelle 30 000 participent[6].
L’OGBL s’engage aussi pour l’égalité entre les sexes. Il crée un département des femmes, soutenu par des campagnes pour l’équité salariale et pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie de famille[7].
Depuis 2019, sous la présidence de Nora Back, l’OGBL s’oppose aux réformes sociales jugées défavorables aux salariés, notamment sur les retraites[8].Il organise des actions communes avec le LCGB, créant un front syndical commun[9].
Structure
L'OGBL a son siège à Esch-sur-Alzette. L'OGBL est constituée au niveau sectoriel de 15 syndicats professionnels, au niveau interprofessionnel de 7 départements, et au niveau géographique de plusieurs dizaines de sections locales.
L'OGBL tient un congrès national tous les 5 ans. Elle est dirigée par un bureau exécutif de 8 membres dont la Présidente actuelle, élue au congrès des 6 et , est Nora Back.
Syndicats
Les seize syndicats affiliés à l'OGBL sont :
- Syndicat Alimentation et Hôtellerie ;
- Syndicat Bâtiment, Artisanat du Bâtiment et Constructions métalliques ;
- Syndicat Bois, Caoutchouc, Céramique, Chimie. Ciment, Papier, Plastique, Textiles et Verre ;
- Syndicat Chemins de Fer-FNCTTFEL/Landesverband[10] ;
- Syndicat Commerce ;
- Syndicat Education et Sciences (SEW) ;
- Syndicat Imprimeries, Médias et Culture (FLTL) ;
- Syndicat Santé, Services sociaux et éducatifs ;
- Syndicat Secteur Financier ;
- Syndicat Services et Energie ;
- Syndicat Services privés de Nettoyage, d’Hygiène et d’Environnement ;
- Syndicat Service public OGBL/Landesverband ;
- Syndicat Sidérurgie et Mines ;
- Syndicat Transformation sur métaux ;
- Syndicat Transport sur Route & Navigation/ACAL
Affiliations internationales
L'OGBL forme avec la FNCTTFEL (Fédération nationale des cheminots, travailleurs du transport, fonctionnaires et employés luxembourgeois) la Confédération générale du travail luxembourgeoise qui est adhérente à la Confédération syndicale internationale et à la Confédération européenne des syndicats. En raison de la petite taille des organisations luxembourgeoises, l'OGBL et le LCGB (Fédération des syndicats chrétiens luxembourgeois) ont créé un Secrétariat européen commun (SECEC) destiné à représenter les syndicats représentatifs luxembourgeois auprès des institutions européennes.