Océanopolis

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Océanopolis est un centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) consacré à l'océan, situé à Brest, ouvert depuis 1990[1].

Date d’ouverture
Situation
Superficie
8 700 m2
Faits en bref Date d’ouverture, Situation ...
Océanopolis
Logo du parc depuis 2020.
Pavillon tempéré, premier à être ouvert en juin 1990.
Date d’ouverture
Situation
Superficie
8 700 m2
Coordonnées
Visiteurs par an
415 000
Site web
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Propriété de Brest métropole, il fait partie des équipements publics géré par la société d’économie mixte, Brest'aim, devenue "Brest en vue" au 1er janvier 2025[2].

Océanopolis est membre de l'AMCSTI, le réseau national de la culture scientifique, technique et industrielle, comme aquarium et zoo, centre de sciences et planétarium[3].

Océanopolis comprend 8 700 m2 d'espaces de visite et 4 millions de litres d'eau de mer dont 1 million pour l'aquarium des requins[4]. Le centre se découpe en trois pavillons correspondant à trois environnements différents : tempéré, polaire et tropical. 10 000 animaux et végétaux marins de 1 000 espèces peuvent ainsi être découverts dans ce complexe.

En 2023, Océanopolis reçoit une Victoire de la Bretagne[5].

Histoire et développement du site

Éric Hussenot, biologiste marin passionné de mammifères marins et Jean-Paul Alayse, océanographe et spécialiste en aquariologie, ont un projet en commun d'aquarium-muséum dès le début des années 1980. Ces deux chercheurs du CNRS rédigent le mémoire « Projet pour la création d’un aquarium-muséum à Brest » mettant en évidence les potentialités des écosystèmes de la mer d’Iroise et convainquent Pierre Maille, président du conseil général du Finistère et maire de Brest, de financer leur projet.

En 1988, débutent les travaux de la « La Maison de la Mer », aujourd'hui le "pavillon tempéré". Conçue par l'architecte Jacques Rougerie près du port de plaisance du Moulin Blanc[6], sa forme rappelle celle d'un crabe. Elle ouvre ses portes au public le avec le label de centre de culture scientifique et technique et est inaugurée le par Jacques Mellick, ministre délégué auprès du ministère des Transports et de la Mer. Cette première année, Océanopolis accueille 500 000 visiteurs, et 600 000 en 1991. Une moyenne s'établit les années suivantes à 300 000 visiteurs/an. Ils sont 305 141 en 1996[7].

En 2000 sont créés deux nouveaux pavillons, l’un présentant les écosystèmes polaires, l’autre le milieu marin tropical). le centre passe du stade de simple aquarium à celui de parc de découverte des océans. En plus des bassins, différents supports (vidéo, bornes interactives, panneaux...) apportent des informations complémentaires sur la biologie des espèces, la protection des milieux, le fonctionnement des écosystèmes, etc.

Le conservateur Jean-Paul Alayse, un des pères d'Océanopolis, a pris sa retraite le .

En avril 2013, un nouvel espace en extérieur nommé « le sentier des loutres » permet de rencontrer des espèces de loutres d'Europe et du Pacifique[8],[9].

Le 28 novembre 2018, à l'occasion des Assises de l'économie de la Mer, Eric Hussenot et Jean-Paul Alayse reçoivent le Grand Prix de l'Institut Français de la Mer[10].

En 2023, Océanopolis entame un ambitieux programme de rénovation et d'extension nommé « Métamorphose »[11]. D'un coût estimé à 34 millions d'euros, ce programme est prévu se dérouler en deux phases de l'automne 2023 jusqu'à l'automne 2025 :

  • Phase 1 (septembre 2023 - été 2024) : création d'un nouveau bâtiment d'accueil-billetterie comprenant une boutique et un office de tourisme, création d'une passerelle d'accès au Forum, création d'un espace enfants « La Cité des Océanautes »[12] à la place de l'ancienne boutique ;
  • Phase 2 (septembre 2024 - octobre 2025[13]) : rénovation du pavillon Tropical, transformation du pavillon Polaire en pavillon Austral, création des Jardines d'Océanopolis , rénovation des l'ancien restaurant Vent d'Ouest ainsi que la sandwicherie l'Atoll et de la Pause Marine.

Identité visuelle

Le parc aura connu 3 logos depuis sa création.

Structure d'Océanopolis

Pavillon Bretagne

L'herbier à zostères du pavillon tempéré. Les zostères sont des plantes qui forment de véritables écosystèmes abritant un grand nombre de petits poissons dont les hippocampes

Premier pavillon d'Océanopolis, le pavillon tempéré a été conçu pour servir de vitrine aux activités maritimes et scientifiques de la région. De la plage de sable fin aux abysses de l'Atlantique, on découvre des animaux et végétaux de la côte bretonne dans des environnements reconstitués au plus proche de la réalité. Ce pavillon propose aussi d'en savoir plus sur les phénomènes physiques des océans comme les marées, les vagues ou la formation des océans grâce l'espace océanographique réalisé en collaboration avec le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) et différents programmes scientifiques européens, comme le programme EUR-OCEANS[14]. À la fin du pavillon, les visiteurs ont la possibilité de se familiariser avec l'abyss box avec ses crabes et crevettes.

Parmi les animaux que l'on peut observer dans les bassins :

Depuis Pâques 2012, de nouveaux aquariums pressurisés présentent des animaux (crabes et crevettes) vivant à près de 1 800 mètres sous la surface. Cette grande première mondiale a été réalisée en partenariat avec l'UPMC et l'Ifremer de Brest.

À la suite de travaux du au , le pavillon Tempéré devient le pavillon Bretagne.

Pavillon polaire

Ouvert en 2000, ce pavillon présente la faune des pôles Nord et Sud. Dans un premier temps, ce sont les manchots et les oiseaux peuplant les îles sub-antarctiques que peuvent rencontrer les visiteurs.

Un peu plus loin, un espace de transition permet d'en savoir plus sur les relations alimentaires dans les pôles et sur les populations inuits qui vivent en Arctique.

Dans un second temps, le pavillon polaire propose de découvrir la faune arctique. Dans un premier bassin nagent les phoques arctiques qui vivent sur la banquise. Un peu plus loin, on peut observer dans trois aquariums la faune sous-marine qui peuple les fonds arctiques, sous la banquise.

Pavillon tropical

La tortue carette a longtemps été un des points forts du pavillon tropical. Elle a quitté Océanopolis en 2019.

Ouvert en même temps que le pavillon polaire, le pavillon tropical est construit comme un voyage en quatre étapes à travers les mers tropicales. À l'entrée de ce pavillon tropical, la visite commence par le lagon, un nouvel aquarium qui permet d'observer depuis la surface de l'eau les espèces d'un lagon tropical de faible profondeur. À chaque étape de la visite correspond ensuite une zone tropicale et un ou plusieurs bassins ainsi qu'une thématique.

La visite du pavillon se finit ensuite par une promenade dans une forêt équatoriale, réalisée en partenariat avec le conservatoire botanique national de Brest.

Quelques-unes des nombreuses espèces de poissons présentes dans les aquariums du pavillon tropical :

Pavillon d'expositions temporaires

À l'extérieur du bâtiment, se trouvait un chapiteau qui accueillait des expositions :

  • 2004 : « Microcéan, le petit peuple de la mer »
  • à  : « Jules Verne et l’océan »
  • à  : « Fabuleux monstres marins »
  • à  : « Voyages aux pôles »
  • à : « Chauds les coraux ! »
  • à : « Océan de vies », pour fêter l'année de la biodiversité et surtout les 20 ans d'Océanopolis[15].
  • Depuis  : « Mammifères marins »
  • à  : « Abysses », avec une présentation de l'Abyss Box
  • au  : "HYMNE-MERS-IONS" de Yann KERSALÉ

Sentier des loutres

Au printemps 2013, Océanopolis s'est agrandi en créant un nouvel espace extérieur consacré aux loutres. Inauguré le [16], cet espace de 300 m2 spécialement aménagé permet de découvrir deux nouveaux écosystèmes côtiers, l'un Atlantique Nord-Est et l'autre Californien.

L'écosystème Atlantique Nord-Est est présenté par un petit coin de la presqu'île de Crozon où évolue un couple de loutres d'Europe, Neiko et Meck et leurs deux petits. Elles sont réunies grâce à l’EEP (European endangered species programs), un programme européen pour les espèces menacées, créé pour gérer et optimiser la reproduction d’espèces menacées au niveau international.

Côté Pacifique, les bassins recréent un environnement littoral des loutres de mer. Les visiteurs peuvent y faire la connaissance de Poukiq et Matchaq. La 3ème loutre, Tangiq, est décédé le 18 novembre 2024 d'une infection pulmonaire.

Programme culturel

Océanopolis propose aussi des conférences grand public accessibles gratuitement. Le programme est téléchargeable sur le site web de l'aquarium[17]. Ces conférences permettent d'en apprendre plus sur des thématiques précises.

Depuis , les vidéos des conférences sont disponibles en ligne, sur le site d'Océanopolis[17].

La recherche à Océanopolis

Les mammifères marins en Bretagne

Grand dauphin (Tursiops truncatus) appelé aussi dauphin souffleur ou à gros nez. Trois groupes de grands dauphins, du type côtier, sont résidents en Bretagne. Ils occupent les sites suivants : la baie du Mont Saint-Michel, l'archipel de Molène et les abords de l'île de Sein.

Le Laboratoire d’études des mammifères marins d’Océanopolis (LEMM) a été créé en 1989. Sa mission est d’étudier les populations côtières de mammifères marins en Bretagne. Ce laboratoire bénéficie du soutien de la Communauté urbaine de Brest (Brest métropole océane), du conseil départemental du Finistère, du conseil régional de Bretagne et du ministère de l’Environnement.

Jeune phoque gris (Halichoerus grypus). Deux colonies reproductrices sont présentes en Bretagne, l'une occupant l'archipel des Sept-Îles et l'autre l'archipel de Molène.

Les espèces étudiées sont principalement : le phoque gris de l’archipel de Molène et des Sept-îles, le grand dauphin de l’île de Sein et de l’archipel de Molène. De nombreuses sorties sur le terrain pour un suivi régulier permettent d’améliorer les connaissances sur ces différentes populations.

Ce laboratoire assure la gestion d’un dispositif régional d’intervention sur les échouages et héberge le seul centre français de soins et de réhabilitation pour les jeunes phoques.

Chaque année, entre novembre et février, la clinique des phoques d’Océanopolis accueille de jeunes phoques gris en difficulté. À leur arrivée à la clinique, ils sont nourris, soignés avant de retrouver la mer au bout de quelques mois[18].

Les coraux tropicaux

Acropora cervicornis, une espèce de corail tropical que l'on peut voir à Océanopolis.

Océanopolis participe à deux programmes de recherche sur les coraux tropicaux :

  • Le programme SECORE[19] sur la reproduction sexuée des coraux
  • Le programme CORALZOO[20] sur l'aquaculture des coraux.

Océanolab

En 2023, Océanopolis ouvre un espace destiné à la recherche scientifique : un laboratoire de 160 m2 ouvert au public qui peut rencontrer les chercheurs et observer leurs expériences en direct[21].

Partenaires

Reconnaissance scientifique

Dans son article scientifique "Education, Tourisme, Economie : l'impossible pari des parcs scientifiques" [22]publié en 2005, Jacques Maigret cite Océanopolis : "Océanopolis et Nausicaa sont à l'origine des Centres de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) ayant évolué vers un établissement public avec une forte présence de scientifiques dans les équipes dirigeantes. Ils ont réalisé la synthèse entre rigueur scientifique, tourisme, découverte, loisirs et économie, et sont des exemples de belles réussites.". Pour lui, un parc comme Océanopolis dépasse au début des années 2000 l'opposition entre parcs et musées, en retrouvant l'attrait des collections, en parallèle à l'expérimentation et au ludique "Océanopolis entretient des collections vivantes et n'est plus seulement un aquarium mais aussi un centre de culture scientifique et technique"[23]

Notes et références

Voir aussi

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