Opposition à l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques

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Tag de protestation contre l'utilisation des animaux dans les cirques, sur un trottoir parisien, derrière le cirque Bormann-Moreno, en hommage à sa tigresse Mévy échappée et abattue en novembre 2017.

L’opposition à l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques regroupe l'ensemble des critiques formulées à l'encontre de cette pratique. Il peut s'agir d'une opposition militante menée par des associations qui réclament son abolition, ou n'être qu'un désaveu de celle-ci. Cette opposition est d'ordre éthique et porte sur les souffrances des animaux appartenant à des espèces sauvages, et qui n'ont donc pas subi de processus de domestication par les humains au cours de l'histoire.

Les critiques portent principalement sur les conséquences du domptage et sur les conditions de vie des animaux utilisés.

En écho à cette opposition croissante, un certain nombre de décisions concernant cette utilisation ont été prises dans plusieurs pays, qui l'ont partiellement ou complètement abolie. Certains cirques ont aussi volontairement choisi d'arrêter l'utilisation de tous ou de certains animaux.

L'opposition à cette pratique est différente et généralement plus forte que l'opposition à l'utilisation des mêmes animaux dans les parcs zoologiques. Cela peut s'expliquer d'une part parce que ceux-ci ont un rôle de conservation de la nature, de pédagogie et de recherche scientifique que les cirques n'ont pas, et d'autre part, parce que le bien-être animal y est plus facilement respecté (absence de domptage, d'itinérance, espaces plus grands...).

Dommages liés au domptage

L'utilisation des animaux sauvages dans les cirques est considérée par beaucoup de ses détracteurs comme dommageable pour l'animal sauvage, du fait de ses besoins, différents de ceux des animaux domestiques. Les critiques se concentrent sur le domptage des animaux et sur leurs conditions de vie très spécifiques, incluant un transport régulier, l'exécution de numéros et les conditions de captivité.

Certains animaux sont régulièrement enchaînés.

Dommages physiques

Dressage d'un jeune éléphant (Cirque Ringling, Floride, 2001-2002).

Dommages psychiques

Dommages liés aux conditions de vie

Itinérance

Performances

Éléphants en position assise (Cirque Medrano, Slovénie, 1957).
Éléphant sur ses pattes arrière (Cirque Krone, Allemagne, 2010).

Conditions de captivité

Dommages collatéraux

La présence d'animaux dans les cirques, a conduit depuis 1990, à 65 morts humaines et plus de 130 cas de blessures dus à la perte de contrôle d’éléphants vivant en captivité[Où ?],[1].

Fugues

Les fugues d'animaux sauvages de cirque sont fréquentes[2]. Les animaux concernés sont des dromadaires, des chameaux, des hippopotames, des lamas, des zèbres, ou plus dangereux, des éléphants, des lions ou des tigres. Ils peuvent alors être blessés ou abattus[2].

Historique

Origines et revendications

En 1929 en France, les organisateurs de la semaine de la bonté[Quoi ?] ont voulu défendre les animaux de cirques et d'établissement forains dans L'Homme libre[3], alors qu'en même temps d'autres préféraient la défense de la classe humaine.

En 1932 en France, les sociétés de cirques ont déjà développé leur argumentaire, ainsi dans une colonne de L'Africain, intitulée Les métiers du cirque, un journal indique: « Jamais ! C'est une légende stupide que celle de l'animal de cirque malheureux. Jamais nous n'employons les moyens violents pour arriver à nos fins. La raison en est bien simple : l'animal se buterait, prendrait peur et il serait impossible d'en tirer quoi que ce soit. Il faut, avant tout, qu'il ait confiance en nous, et, au lieu de le battre, nous le tenons par sa gourmandise. C'est prodigieux ce qu'on peut faire faire, à certaines bêtes, à un cheval, par exemple, avec l'appât d'un; sucre ! pie morceau de sucre ! Pourtant je dois dire que si la cravache est proscrite des séances d'entraînement, je suis quelquefois obligé d'en faire usage pour ramener la discipline parmi mes pensionnaires. Ce sont des acteurs, ils se jalousent terriblement, et ils n'hésitent pas, si j'ai un mouvement d'inattention, à faire rater son tour à un camarade. Et, rien ne les émeut plus que les applaudissements du public- D'ailleurs, pour en revenir à notre soi-disant brutalité, le simple bon sens prouve bien que c'est un mensonge accrédité par des gens qui n'ont jamais approché un cirque. Ces animaux, ce sont nos gagne-pain. Avez-vous déjà vu un ouvrier, quel qu'il soit, abîmer ses outils ? Non, n'est-ce pas... Alors ?.. »[4].

Évolution de l'opinion publique

Selon un sondage Ipsos pour la Fondation 30 millions d'amis, en 2018 67 % des Français sont favorables à « une réglementation qui mette fin à l'exploitation des animaux sauvages dans les cirques »[5].

Prises de position notables

La Fédération des Vétérinaires d'Europe, regroupant les différents ordres professionnels et principaux syndicats vétérinaires du continent, a pris position en 2015 pour l'abolition de cette pratique. Elle appelle « toutes les autorités compétentes nationales et européennes à interdire l'utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants à travers l'Europe, puisqu'il n'est pas possible, par aucun moyen, que leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux soient correctement satisfaits »[6].

La British Veterinary Association, milite pour cette abolition depuis de nombreuses années[6],[7].

Législation par pays

Décisions volontaires

Annexes

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