Apparus au XVIIe siècle, les Ostergräber mettent en scène le sépulcre et la résurrection du Christ au moyen de figurines ou de panneaux coulissants en toile, bois ou carton. On peut en trouver de toutes tailles, depuis l'autel domestique jusqu'aux impressionnants décors montés devant les maîtres autels de certaines chapelles et églises. D'esprit et de style baroques, ceux-ci sont comparables à des décors de théâtre, avec leurs coulisses, leurs jeux de superposition ainsi que leur architecture et leur perspective en trompe-l’œil créant des effets de profondeur. Des lumières dans des boules de verre colorées complètent ces dispositifs.
Interdits une première fois lors du Joséphisme religieux (1782-1790) puis une seconde fois lors de l'occupation franco-bavaroise (1805-1814), les Ostergräber connaissent un âge d'or au XIXe siècle. Souvent négligés voire détruits dans la seconde moitié du XXe siècle (et particulièrement au cours des années 1970, dans le sillage du renouveau liturgique initié par Vatican II), ces décors pascaux sont aujourd'hui préservés et restaurés.
Photographié le samedi suivant, on y voit le Christ au tombeau.
Photographié le dimanche de Pâques, on y voit le tombeau vide et le Christ ressuscité.