Oumou Sall Seck

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Naissance
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Nationalité
Formation
Université Mandé Bukari (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Oumou Sall Seck
Fonctions
Maire
Goundam
depuis
Ambassadrice
Biographie
Naissance
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Nationalité
Formation
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Activités

Oumou Sall Seck, née le 19 août 1968, est une femme politique et ambassadrice malienne.

Oumou Sall Seck naît le 19 août 1968 d'un père Songhai et d'une mère touarègue. Avant d'entamer sa carrière politique, elle était dans la vente de produits cosmétiques. Elle poursuit un cursus universitaire en coopération et développement à l'université Mandé Bukari, dont elle sort diplômée en 2013. En 2017, elle obtient également un certificat en droit international et en droit comparé des droits de l'homme auprès de l'Institut international des droits de l'homme[1]. En 2002, elle soutient la candidature d'Amadou Toumani Touré lors de l'élection présidentielle[2].

Maire de Goundam

En 2004, elle se présente à l'élection municipale de Goundam après avoir été encouragée par un collègue. Durant sa campagne, elle s'engage à construire un centre de santé, à créer des espaces multifonctionnels pour les femmes et à soutenir les victimes de mutilations génitales féminines. En juin 2004, elle remporte le scrutin et devient la première femme maire du nord du Mali. Le 23 mai 2009, elle est réélue à la tête de la commune pour un deuxième mandat. Peu avant les élections municipales de 2016, elle quitte l'Union pour la République et la démocratie (URD) à la suite de plusieurs désaccords. Ce départ pousse l'URD à former une alliance avec le Rassemblement pour le Mali (RPM) et l'Alliance pour la République (APR) dans le but de la battre[3]. Malgré cette opposition, elle se présente comme candidate indépendante en novembre 2016 et remporte l'élection pour un troisième mandat consécutif[4].

Durant ses mandats à la mairie de Goundam, elle fait construire un centre de santé, un réseau d'adduction d'eau potable, un terrain de basket-ball, ainsi que plusieurs écoles et jardins d'enfants. Elle supervise également l'aménagement de la place de l'Indépendance, l'installation de l'éclairage public et la construction d'un pont[5].

En 2017, elle achève la construction du nouvel hôtel de ville, remplaçant l'ancienne mairie devenue vétuste[6]. Elle met en place des services communautaires pour les femmes et des unités de transformation de produits locaux. Et, elle mène une campagne contre les mutilations génitales féminines dont la formation et la reconversion des victimes de cette pratique[7]. Sous sa direction, la commune de Goundam devient un modèle pour la région de Tombouctou dans les domaines de l'éducation, de la santé, du développement économique et des droits des femmes[8]. En 2013, elle est désignée comme la femme politique la plus populaire du Mali.

De 2005 à 2011, elle siège au conseil d'administration de l'Agence nationale d'investissement des collectivités territoriales (ANICT). Durant une période concomitante (2005-2010), elle assure la première direction de la communication au sein de l'Association des municipalités du Mali (AMM). Au sein du Mouvement citoyen, elle exerce la 8e vice-présidence du Comité exécutif national de 2009 à 2010), puis au Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), dont elle se retire officiellement le 28 septembre 2011[9]. Elle rejoint ensuite l'Union pour la République et la démocratie (URD) et en occupe la 8e vice-présidence de 2011 à 2016. En réponse à la crise sécuritaire de 2012, elle initie le mouvement «Trait-d'Union» pour favoriser la cohésion sociale et le dialogue intercommunautaire. Depuis 2017, elle participe également aux travaux du Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité (RSS)[10].

En 2012, un conflit éclate dans le nord du Mali entre les forces gouvernementales, le MNLA et Ansar Dine. Le 13 avril, elle quitte la ville de Goundam pour se réfugier à Bamako. Le lendemain, Goundam passe sous le contrôle du MNLA. Pendant son exil, elle publie une tribune dans Le New York Times[11]. Elle y demande l'intervention de la France et des États-Unis pour aider le Mali à reprendre les territoires du Nord alors contrôlés par des groupes djihadistes[12]. Elle retourne à Goundam en mai 2013, après l'arrivée et l'installation des gendarmes maliens et du contingent burkinabè de la MISMA dans la ville.

En 2015, elle participe aux accords d'Alger[13]. Elle intervient comme médiatrice à Ber pour obtenir la libération de dix otages.

Carrière diplomatique

Le 26 décembre 2017, Ibrahim Boubacar Keïta annonce la nomination d'Oumou Sall Seck au poste d'ambassadrice du Mali en Allemagne, en remplacement de Toumani Djime Djallo[14]. Elle prend officiellement ses fonctions le 31 mai 2018, ce qui met fin à son mandat de maire[15]. Le 19 juillet 2018, elle remet ses lettres de créance au président Frank-Walter Steinmeier au château de Bellevue. En plus de l'Allemagne, elle est également accréditée auprès de l'Autriche, du Danemark, de l'Estonie, de la Finlande, de l'Islande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Norvège, de la Pologne, de la République tchèque et de la Suède[16].

Elle démissionne de son poste d'ambassadrice du Mali en Allemagne en 2023 et est remplacée par Cheick Mahamadou Chérif Keïta[17].

Carrière post-diplomatique

Assimi Goïta nomme Oumou Sall Seck membre du comité directeur du dialogue inter-malien le 31 janvier 2024[18].

Vie personnelle

Prix

Notes et références

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