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Erysiphe heraclei

espèce de champignons From Wikipedia, the free encyclopedia

Érysiphé de la Berce

Erysiphe heraclei, l'Érysiphé de la Berce[1], est une espèce de champignons ascomycètes de la famille des Erysiphaceae. C'est un champignon phytopathogène qui provoque la maladie cryptogamique de l'oïdium, sous le nom oïdium des Ombellifères ou oïdium de la Carotte[2], spécialisé dans l'infestation de la famille des Apiacées.

Description

Érysiphé de la Berce sur des feuilles de Grande Berce.
Erysiphe heraclei sur les feuilles d'une Apiacée indéterminée.
Mycélium d'Erysiphe heraclei sur Heracleum sphondylium.
Fructifications d'Erysiphe heraclei : les cléistothèces.
Mycélium et cléistothèces d'Erysiphe heraclei.
Cléistothèce d'Erysiphe heraclei.
Conidie d'Erysiphe heraclei.

Cette espèce est décrite[3] par le botaniste suisse Johann Christoph Schleicher au début du XIXe siècle puis formalisée par le botaniste suisse Augustin Pyrame de Candolle en 1815 dans la Flore française de Lamarck[1].

« Cette érysiphé est répandue sur les feuilles de la berce branc-ursine, tant à leur surface inférieure qu’à la supérieure ; ses tubercules sont globuleux, presque luisans ; il s’échappe de leur base plusieurs filamens, courts, irréguliers, la plupart simples et libres, quelques-uns légèrement entremêlés, mais ne formant ni une croûte ni un duvet visible à l’œil; on a peine quelquefois à distinguer cette érysiphé, parce qu’elle est mélangée avec les poils de la berce. »

— Augustin Pyrame de Candolle, 1815[1]

Il s'agit d'un mycélium blanc, farineux et floconneux envahissant les feuilles, la tige et l'inflorescence. Ses conidies solitaires, mesurent de 25 à 45 μm de long pour 12 à 20 μm de large et les fructifications, nommées cléistothèces, mesurent de 80 à 140 μm de diamètre. Leurs appendices, en nombres variables, sont flasques, partiellement coriace et fourchus. Ils sont de 0,5 à 1,5 fois plus longs que le diamètre du corps fructifère composé de 3 à 7 asques eux-mêmes portant de 3 à 5 spores[4],[5].

Variétés

En plus de la variété type décrite depuis l'Allemagne et la France, la variété himalayensis est décrite en 2006 depuis le Nord de l'Inde[6], mais son statut n'est pas clairement établi[7].

  • Erysiphe heraclei var. heraclei
  • Erysiphe heraclei var. himalayensis Y.S. Paul & V.K.,2006

Synonymie

Selon Index Fungorum[7] :

  • Alphitomorpha heraclei (DC.) Wallr., 1819
  • Erysiphe communis var. umbelliferarum (Lév.) de Bary, 1896
  • Erysiphe martii e umbelliferarum Lév., 1851
  • Erysiphe pisi var. heraclei (DC.) Ialongo, 1992
  • Erysiphe umbelliferarum (Lév.) de Bary, 1870
  • Ischnochaeta heraclei (DC.) Sawada, 1951

Impact parasitaire

Seules les Apiacées semblent être affectées par les affres d'Erysiphe heraclei. De nombreuses espèces sont touchées de façon éparse, rarement voire très rarement. À l'inverse, Erysiphe heraclei est particulièrement courante sur Angelica sylvestris, Anthriscus sylvestris, Chaerophyllum hirsutum et Heracleum sphondylium[4]. Voici une liste exhaustive des espèces impactées en Europe occidentale[5] et centrale[4] :

Notes et références

Liens externes

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