Pacte oriental
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À l'occasion des accords de Locarno signés en 1925, l'Allemagne avait accepté de reconnaître ses frontières occidentales. Par contre, elle s'était catégoriquement refusée à faire de même pour les frontières orientales, vis-à-vis desquelles Berlin maintenait ses revendications territoriales. Cette politique révisionniste avait, à cette occasion, encouragé la France à prendre sous son aile les trois pays de la Petite Entente (Roumanie, Tchécoslovaquie et Yougoslavie) et à renforcer son alliance avec la Pologne.
Dans un contexte de rapprochement de la France avec l’Union soviétique, initié dès novembre 1932 par la signature d'un pacte de non-agression, le projet de « Locarno de l'Est » est revenu résolument sur le devant de la scène diplomatique, notamment après que l'Allemagne a montré, tout au cours de 1933, d’un net regain d’agressivité : retrait de la conférence du désarmement et de la Société des Nations, fin de la collaboration militaire avec Moscou etc.
La diplomatie soviétique, placée en 1930 sous l’égide de Maxim Litvinov, s’inquiète des prétentions allemandes et ouvre une ère nouvelle de rapprochement avec ses plus proches voisins : signatures de pactes de non-agression avec la Pologne, les pays baltes et la Finlande etc. La coopération germano-soviétique, née du Traité de Rapallo (1922), a été enterrée en à peine six mois et incite encore un peu plus Staline à trouver de nouveaux partenaires.