Palais de l'Infantado

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Nom localPalacio del Infantado
Période ou styleStyle gothique tardif et Renaissance
ArchitecteJuan Guas
Début construction1480
Palais de l'Infantado
Image illustrative de l’article Palais de l'Infantado
Nom local Palacio del Infantado
Période ou style Style gothique tardif et Renaissance
Architecte Juan Guas
Début construction 1480
Propriétaire initial Íñigo López de Mendoza
Destination actuelle Archives et musée provincial
Coordonnées 40° 38′ 13″ nord, 3° 10′ 03″ ouest
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Drapeau de la Castille-La Manche Castille-La Manche
Ville Guadalajara
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Palais de l'Infantado

Le palais de l'Infantado est un palais de style gothique tardif situé à Guadalajara (Espagne), commandé par Íñigo López de Mendoza, deuxième duc de l'Infantado à la fin du XVe siècle.

Façade du palais de l'Infantado (Jenaro Pérez Villaamil, 1842).

Le palais de l'Infantado est situé en un lieu occupé précédemment par les « maisons principales » de don Pedro Gonzalez, premier Alcarrian Mendoza. En , Íñigo López de Mendoza, deuxième duc de l'Infantado, détruisit les anciennes constructions familiales et décida de construire un nouveau palais « à la gloire de ses parents et de la sienne ». La façade fut achevée en , puis, quelque temps plus tard, ce fut la cour et, à la fin du siècle, le palais était déjà presque achevé dans son ensemble. À la fin du XVe siècle, le monument put laisser éclater toutes ses splendeurs gothiques, avec son ornementation et ses richesses. La réalisation du palais est redevable à Jean Goas, architecte de Tolède.

Le mariage du roi d'Espagne Philippe II avec Élisabeth de Valois fut célébré dans ce palais en .

En , la cinquième duc de l'Infantado entreprit une série de transformations, dirigées par Acacio Orejón, de manière à imiter la résidence construite par le roi Philippe II d'Espagne près de Madrid. On tenta alors d'adapter quelques détails de décoration Renaissance : sur les façades, on ouvrit de nouvelles fenêtres, en murant les anciennes et en diminuant les pinacles gothiques. La cour et les plafonds des salons furent décorés de fresques par des artistes italiens qui avaient travaillé sur le monastère de l'Escurial. On aménagea même un « jardin mythologique » à côté du palais.

En 1739, Marie-Anne de Neubourg, dernière reine espagnole des Habsbourg, veuve de Charles II, se retira de la vie publique en ce palais, où elle mourut l'année d'après, en [1],[2],[3].

Lors des siècles qui suivirent, les Mendoza abandonnèrent Guadalajara pour se joindre à la Cour, en laissant le palais abandonné. À la fin du XIXe siècle, le quinzième duc de l'Infantado céda la moitié du palais à la ville. Puis il fut transféré au ministère de l'Armée de terre, qui en fit une institution pour les orphelins de militaires. En , le palais fut bombardé et détruit. Après la fin de la guerre eut lieu une cession entre le ministère de l'Armée de terre et les propriétaires du palais : le 18e duc de l'Infantado se réserva un espace pour son logement et ses archives familiales, et la municipalité de Guadalajara, après une longue période où le palais tombait en ruine, le céda en 1961 au Conseil provincial pour en faire un grand musée. Le palais fut donc reconstruit de manière à lui rendre son ancienne splendeur, mais ses magnifiques plafonds à caissons de style mudéjar sont perdus à jamais.

En 1972 furent transférées au palais les archives historiques provinciales et la bibliothèque publique provinciale de Guadalajara. En 2004, la bibliothèque se transporta au palais de Davalos. Les archives historiques seront transférées dans un autre bâtiment (en construction) et le palais trouvera de nouveaux usages.

Actuellement, le palais est le siège des Archives historiques et du musée provincial de Guadalajara.

Description

Notes et références

Voir aussi

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