Né, au commencement du 17e siècle, à Conversano, dans la Pouille, Paolo Antonio Di Tarsia prend l’habit ecclésiastique et étudie la théologie à l’université de Naples. Quelques essais de poésie latine le font entrer à l’Accademia degli Oziosi, dont le nom contrastait souvent avec l’activité de ses membres.
Le comte de Conversano, dans les terres duquel Tarsia était né, lui propose d’aller en Espagne, pour administrer ses biens. Tarsia s’établit à Madrid, où il employe une partie de son temps à la composition de plusieurs ouvrages et à l’étude de la langue espagnole. Dans l'un de ses écrits, intitulé le Mémorial politique, il lui échappe quelques traits contre le gouvernement de la république de Venise ; et cette imprudence l’expose aux ressentiments du Sénat, qui donne ordre à son ambassadeur d’en porter plainte auprès du roi. Philippe IV, malgré la protection qu’il accordait à cet étranger, ne peut pas se dispenser de faire droit à cette réclamation ; et Tarsia, relégué dans la ville de Guadalajara, y reste jusqu’à ce qu’il plaise au monarque de le rappeler à Madrid, où il meurt peu après, en 1670.