Paradoxe de l'eau et du diamant
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Le paradoxe de l'eau et du diamant est un paradoxe économique qui naît de la théorie classique de la valeur. Il a été énoncé par Adam Smith dans les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations.
Les différentes réponses qui y ont été apportées illustrent différentes approches en économie, notamment entre celles qui défendent une conception objective de la valeur et celles qui défendent une conception subjective.
En tant que penseur issu de l'école classique, Adam Smith explore dans un premier temps une théorie de la valeur qui se base sur l'utilité du bien[1]. Il se confronte alors à un paradoxe : l'eau est le bien le plus utile, mais ne vaut rien, là où le diamant n'a aucune utilité, mais une valeur élevée (« il n'y a rien de plus utile que l'eau, mais elle ne peut presque rien acheter ; à peine y a-t-il moyen de rien avoir en échange. Un diamant, au contraire, n'a presque aucune valeur quant à l'usage, mais on trouvera fréquemment à l'échanger contre une très grande quantité d'autres marchandises »)[2].
Ce paradoxe provoque un vif débat entre économistes tout au long du XIXe siècle. Il illustre la distinction entre valeur d'échange et valeur d'usage.