Paradoxe de l'épargne
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Le paradoxe de l'épargne (ou paradoxe de la frugalité) est un paradoxe économique selon lequel si tous les agents économiques décident d'épargner en même temps, leur épargne sera réduite.
Premières formulations antiques
Ce paradoxe est évoqué depuis l'Antiquité[1]. Dans l'Ancien Testament, Proverbes, il est écrit que « tel, qui donne libéralement, devient plus riche; Et tel, qui épargne à l'excès, ne fait que s'appauvrir »[2].
Mandeville et la Fable des abeilles
Le paradoxe de l'épargne est énoncé, quoique sans être formalisé ni sans que l'auteur ne s'y attarde, en 1714, dans la Fable des abeilles[3]. Bernard de Mandeville retourne la proposition classique selon laquelle l'épargne est bonne pour la société : cette vertu privée provoque un « vice public »[4].
Keynes et les keynésiens
Il est enfin popularisé par John Maynard Keynes, qui place la consommation au cœur de sa théorie[5].
Michał Kalecki, s'il n'est pas à proprement parler keynésien, écrit en 1971 : « Ce qui est avantageux pour un entrepreneur isolé ne l'est pas nécessairement pour l'ensemble des entrepreneurs considérés comme une classe »[6].