Parti social-national d'Ukraine
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| Fondation | |
|---|---|
| Disparition | Février 2004 |
| Fusionné dans | Svoboda |
| Positionnement | Extrême droite |
|---|---|
| Idéologie |
Néofascisme Nationalisme Nationalisme ethnique Anticommunisme |
| Affiliation nationale | Patriotes d'Ukraine |
| Siège | Lviv |
|---|
Le Parti social-national ukrainien (en ukrainien : Соціал-національна партія України) est un ancien parti politique ukrainien ayant existé entre 1991 et 2004, devenu Svoboda. Le nom du parti fait référence au Parti national-socialiste des travailleurs allemands[1].
Classé à l'extrême droite, le parti se réclame ultranationaliste, néofasciste ainsi qu'anticommuniste[2],[3].
Le parti a été fondé en 1991 par la Fraternité étudiante de la ville de Lviv, l'association des vétérans de la guerre soviétique en Afghanistan, le mouvement jeune « Spadshchyna » (Héritage) ainsi que la Garde Rukh[4]. L'idéologie du parti se fonde sur l'ouvrage Deux révolutions du politique Iaroslav Stetsko, membre de l'Organisation des nationalistes ukrainiens[4],[5]. L'emblème du parti est une image réfléchie d'un crampon[6].
Le 21 septembre 1993, ses partisans vinrent au parlement ukrainien tout de noir vêtus afin de se distinguer des activistes de l'Assemblée nationale ukrainienne - Autodéfense ukrainienne[4].
Le parti aurait été impliqué au sein d'un affrontement criminel ayant donné lieu à l'élimination physique des éléments criminels de la région caucasienne de l'Ukraine occidentale[4]. Selon le site Web de Svoboda, lors des Élections législatives ukrainiennes de 1994, le parti présenta son programme comme se distinguant des communistes et des sociaux-démocrates[7]. Le parti social-national ne remporta aucun siège au parlement national, mais parvint à gagner quelques sièges au Conseil de l'oblast de Lviv[4].
Lors des élections législatives ukrainiennes de 1998, le parti forma une union avec le Mouvement politique pan-ukrainien « Indépendance de l'État de l'Ukraine » intitulée "Moins de mots" (en ukrainien : Менше слів), ayant recueilli 0,16% du suffrage national[8]. Oleh Tyahnybok, en tant que membre du Conseil des commissaires du Parti social-national, a été élu au sein du parlement ukrainien lors de cette élection. Il devint membre de la faction Mouvement populaire d'Ukraine.
En 1999, le parti établit l'organisation paramilitaire ultranationaliste Patriotes d'Ukraine en tant qu'"Association de Soutien" ou "Association d'Assistance" aux Forces armées de l'Ukraine. En 2000, sur invitation du parti, Jean-Marie Le Pen rendit visite à l'Ukraine (alors président du Front national)[4]. L'organisation paramilitaire a été dissoute en 2004 lors de la réforme du parti, puis reformée en 2005 et est actuellement l'un des cinq partis majeurs du pays[9]. Svoboda mit officiellement fin à leur collaboration en 2007, mais les deux partis demeurent officieusement liés[10],[11],[12].
En 2001, le parti se joignit à la campagne de protestation L'Ukraine sans Koutchma et s'engagea dans la formation de l'union des partis de droite ukrainiens et soutint la candidature de Viktor Iouchtchenko au poste de premier ministre, bien qu'il ne figura pas dans les listes du parti lors des élections législatives ukrainiennes de 2002, et que certains de ses candidats se soient présentés dans des circonscriptions uniques[4],[8]. Le parti récolta de nouveau un faible score aux élections[4]. Cependant, en tant que membre du Bloc Notre Ukraine de Viktor Iouchtchenko, Tyahnybok a été réélu au parlement ukrainien[4]. Le parti remporta deux sièges au conseil des députés de l'oblast de Lviv et obtint une représentation dans les conseils municipaux et de district des oblasts de Lviv et de Volhynie[7].
En 2004, le parti comptait moins d'un millier de membres[13]. Cette année-là, Andriy Paroubiy quitta le parti et rejoignit le parti de centre droit Notre Ukraine.
Le parti changea de nom en février 2004 avec l'arrivée de Oleh Tyahnybok en tant que président du parti[9]. Tyahnybok essaya de lisser l'image extrémiste du parti[14]. Non seulement le parti changea de nom, mais abandonna aussi le logo faisant référence au crampon avec la main à trois doigts rappelant le signe indépendantiste du Tryzoub de la fin des années 1980[5],[9]. Svoboda évinça également des groupes néonazis ainsi que des groupes radicaux, s'éloignant de son passé néofasciste tout en conservant le soutien des nationalistes[14].