Patrick Bakker

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Décès
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Patrick Bakker
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Patrick Bakker, né le à Apeldoorn et mort le à Amsterdam, est un peintre et dessinateur néerlandais de la première moitié du XXe siècle. Salué à son décès comme un « prodige », selon la formule du Dictionnaire de Bénézit (voir Bibliographie), il a laissé, malgré l’extrême brièveté de sa vie d’artiste, une œuvre riche et abondante, marquée par la liberté expressive de la couleur, un dessin très sûr et une impétuosité contrôlée. Le critique d’art A. M. Hammacher lui a consacré une page élogieuse dans Stromingen en persoonlijkheden : schets van een halve eeuw schilderkunst in Nederland, 1900-1950 (p. 140, voir Bibliographie).

Patrick Bakker est né dans un milieu aisé, international et cultivé, qui entretenait à l’échelle européenne de nombreuses relations dans le monde des arts et encouragea sa vocation précoce. Durant son adolescence, il fit de nombreux voyages à l’intérieur des Pays-Bas et à l’étranger (France, Angleterre, Allemagne, plus tard Vienne et Venise), admirant l’architecture, pratiquant son art et visitant les musées. En 1928, il quitta l’école pour entrer, à Amsterdam, d’abord dans l’atelier de Grauss, puis, en 1929 – après une longue maladie – dans celui de Monnikendam. En , malgré sa santé fragile, il s’installa à Paris, étudiant d’abord à l'Académie Julian et à l'Académie Colarossi, puis, à partir du printemps de l’année 1932, aux Beaux-Arts, dans l’atelier de Lucien Simon. Il fit la connaissance de nombreux artistes français ou étrangers qui résidaient dans la capitale, dont André Lhote, Fernand Léger, Conrad Kickert ou Piet Mondrian. Pendant un temps, il se rendait tous les dimanches chez Jacques-Emile Blanche, qui fit son portrait. Il se lia aussi au jeune David Ogilvy et fréquenta les cercles de l’émigration russe. C’est d’ailleurs en compagnie de la famille Troubetskoy, qui habitait une dépendance du château de l’Étoile en Touraine, qu’il passa les dernières semaines actives de sa vie d’artiste, durant l’été 1932, ramenant de ce séjour une série d’encres d’une grande finesse. A l’automne de la même année, de nouveau malade, il part se reposer dans la maison familiale à Hilversum. Il a tout juste le temps d’organiser à Amsterdam sa première exposition, avant d’entrer à l’hôpital, où il s’éteint un mois plus tard à l'âge de vingt-deux ans.

Personnalité

D’un tempérament riche et attachant, à la fois plein de fantaisie et de détermination, Patrick Bakker, qui était bon linguiste, semble avoir accumulé au cours de ses voyages de nombreuses amitiés chez des gens de tous âges et de tous horizons, avec lesquels il correspondait fréquemment. Avide d’expériences, il avait coutume d’alterner d’intenses périodes de travail solitaire et une vie sociale festive et variée. Il est aussi l’auteur d’une poignée de poèmes, en français, en anglais, en hollandais et même en allemand, qui allient de manière troublante les accents tristes d’Apollinaire et la bizarrerie du nonsense anglais.

Œuvre

Expositions

Bibliographie

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