Les pecheros étaient avant tout des personnes devant s'acquitter d'un impôt. Il n’y a pas de définition synthétique mais une accumulation de cas particuliers personnels d'exonération de cet impôt : les privilégiés par leur état (noblesse, par ailleurs assujettie aux lanzas, et clergé), par des lois spécifiques à certaines régions, par grâce royale, etc.
Comme il revenait à l'assemblée des Cortès d'approuver ces impôts, les privilégiés cessèrent d’être impliqués dans ces dernières, ce qui explique en grande partie la condition de cette institution et ses relations avec la monarchie espagnole ; à la différence, par exemple, d’autres cas comme les parlements anglais ou les États Généraux français, différents l'un de l'autre.
L’ordonnance d’Alcala prévoyait l’inscription des pecheros sur les tableaux des monnaies et mesures afin d’éliminer de nombreuses façons de ne pas payer l’impôt.
Pechar se comprend comme payer les impôts et il existe certains impôts nommés « pechos » ou « pechas » en Navarre et Aragon. On peut le considérer les pecheros dans son usage habituel comme un synonyme de « tiers état » ou de « bien commun » mais beaucoup plus improprement comme les « contribuables » des états modernes.