Penn'a Du
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Brintrup Filmproduction, Rome
| Réalisation | Georg Brintrup |
|---|---|
| Scénario | Georg Brintrup |
| Sociétés de production |
WDR (Westdeutscher Rundfunk, Köln) Brintrup Filmproduction, Rome |
| Pays de production |
|
| Genre | Essai cinématographique |
| Durée | 60 minutes |
| Sortie | 1982 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Penn’a Du est un essai cinématographique ouest-allemand de 1982, du réalisateur, également allemand, Georg Brintrup, qui a également écrit le scénario. Le titre est l’expression quotidienne abrégée avec laquelle on désigne une langue menacée de disparition : l’allemand de Pennsylvanie (États-Unis), connu aussi comme Pennsilfaanisch Deitsch.
Dans le film, le réalisateur met en scène cinq épisodes, cinq conversations avec autant d’habitants de la communauté d’Allemands de Pennsylvanie :
- Un enseignant de l’école de la communauté, William T. Parson, raconte les origines (année 1683) de cette communauté dans les futurs États-Unis. Comment des Allemands d’Europe ont suivi l’appel de l’Anglais William Penn, lequel voulait fonder et développer en Amérique le modèle d’une nouvelle société : la Pennsylvanie. Il parle des mélanges de cultures lors de l’installation dans le Nouveau Monde, de la formation de leur nouvelle langue, parlée et écrite, des caractéristiques sociales et religieuses, des principes religieux, de leur développement culturel, des problèmes et des succès au long de leur histoire.
- Un membre de la communauté mennonite (Mennonite Brethren Church), Isaac Clarence Kulp, donne une vue d’ensemble des diverses communautés religieuses et même des sectes, arrivées en Pennsylvanie en provenance des territoires allemands européens. Il en fait la différence entre le “gay dutch” et le “plain dutch”. Contrairement à ces derniers, les “gay dutch” vivent, d’une certaine manière, “dans le monde”, en d’autres mots, ils ne refusent pas les idéaux de la société américaine. Cependant, un commun dénominateur est valable pour tous : leur haute considération de l’éducation. Dès le début, ils bâtissent des écoles.
- Richard Druckenbrod, un pasteur de la United Church of Christ, explique le développement de la langue qui, depuis 300 ans, mène un brave combat contre l’anglais. Leur langue est parlée quotidiennement, encore aujourd’hui, par plus de 300 000 personnes et comprise par plus de 400 000. Il ajoute aussi une autre précision : Ce n’est pas uniquement sur les mots de l’allemand de Pennsylvanie, mais également sur sa syntaxe, que l’anglais, langue de domination en Amérique, exerce une trop forte influence. Les divers dialectes se sont fondus entre eux et sont devenus un seul et homogène allemand de Pennsylvanie. Ainsi, ils ne se sont pas conservés ni, bien entendu, développés.
- Un linguiste et écrivain en allemand de Pennsylvanie, Earl C. Haag, explique comment, aux États-Unis, le rapport à l’histoire est différent de celui européen. Sa présence est bien plus forte en Amérique. Cela a, aussi, joué un rôle dans l’influence sur la langue et la littérature de l’allemand de Pennsylvanie. Des exemples de la poésie en allemand de Pennsylvanie sont présentés par l’écrivain Paul Wieand. Alors que la langue parlée a une claire provenance de l’Allemand d’origine, sa littérature s’est américanisée du point de vue de la forme, des croyances et des sentiments. Jusqu’à l’introduction de l’anglais comme langue d’enseignement, en 1911, c’était l’allemand qui était enseigné dans les écoles.
- L’enseignant amish Robert Mays explique qu’il a comme loi obligatoire l’enseignement en langue anglaise dans son école - d’une seule salle de classe - mais qu’il enseigne aussi l’allemand en tant que langue étrangère. Les enfants apprennent à lire et à écrire dans l’ancienne écriture (ou Fraktur), avec laquelle est imprimée, aussi, leur Bible. Les enfants amish parlent et entendent en famille seulement l’allemand de Pennsylvanie. À l’âge de quinze ans, ils laissent l’école d’apprentissage de l’“écriture scolaire“. Les jeunes amish ne croient pas en une formation plus élevée. Robert Mays donne un aperçu des opinions des amish sur la vie : le repos de l’esprit se fonde uniquement sur le Principe de la Facilité. Ils doivent toujours faire valoir l’opinion qu’il faut combattre un monde „innécessairement compliqué“.
À la fin du film, l’enseignant accompagne le réalisateur à un musée où les touristes peuvent connaître des détails de la vie des membres de la secte amish à travers des scènes représentatives montées avec des figures de cire. Il signale : „Même si nous nous représentons dans le musée de cire, cela n’est plus valable car nous ne sommes plus comme cela“. Dans les dernières vingt années, la population amish du Lancaster County a plus que doublé.
Fiche technique
- Titre original : Penn’a Du
- Réalisation : Georg Brintrup
- Scénario : Georg Brintrup
- Image : Ali Reza Movahed
- Script et montage : Carlo Carlotto
- Son : Peter Margonelli
- Mixage audio : Fausto Ancillai
- Musique : Ella Fitzgerald; Pennsylvania Dutch Folksongs; Conrad Beissel; Keith Brintzenhoff
- Producteurs : Christhardt Burgmann, Georg Brintrup
- Inspecteur de production : Mary Noll
- Sociétés de production : Brintrup Filmproduktion, Westdeutscher Rundfunk WDR,
- Pays d'origine :
Allemagne de l'Ouest
États-Unis
Italie - Dates de tournage :
- Durée : 60 min, métrage 1 005 m
- Format : couleur - 16 mm - Monophonique
- Genre : essai cinématographique
- Dates de sortie : Allemagne de l'Ouest,
Distribution
Les membres des communautés qui apparaissent dans le film sont tous les mêmes personnes dans la vie réelle :
- William T. Parson
- Isaac Clarence Kulp jr.
- Richard Druckenbrod
- Earl C. Haag
- Robert Mays
- Georg Brintrup
- Paul Wieand
- Roberta Kramer
- Keith Brintzenhoff
- Peter Swavely
- Jane Swavely
- Susan Nolder
- Karen Fish
- Tom Mc Ginley
- Jay Diefenderfer
- Christine Richardson.
Titre du film
Le titre du film «Penn’a Du» est l’expression quotidienne abrégée avec laquelle on désigne une langue menacée de disparition: l’Allemand de Pennsylvanie, États-Unis d’Amérique.