Philippe-Frédéric Blandin

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Philippe-Frédéric Blandin
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Philippe-Frédéric Blandin
Lithographie de François Delpech
D'après une gravure de Zéphirin Belliard
Naissance [1]
Aubigny (Cher)
Décès (à 50 ans)
Ancien 1er arrondissement de Paris
Nationalité Drapeau de la France Français
Domaines Chirurgie
Anatomie
Institutions Hôtel-Dieu
Faculté de médecine
Diplôme Faculté de médecine
Renommé pour Rhinoplastie
Septoplastie

Philippe-Frédéric Blandin est un chirurgien et anatomiste français, né en 1798 à Aubigny, et mort à Paris en 1849, pionnier de l'autoplastie et de l'anatomie chirurgicale.

Sépulture de Blandin
au cimetière du Père-Lachaise[2]

Philippe-Frédéric Blandin est né le , à Aubigny-sur-Nère, dans le Cher, d'un père contrôleur des contributions directes. Après de premières études, commencées avec sa mère et poursuivies au collège de Bourges, il s'inscrit à dix-huit ans, en 1816, à la faculté de médecine de Paris. Il est externe en 1819 et devient interne l'année suivante. En 1821, il reçoit les prix d'anatomie pathologique, de clinique externe et d'opérations. La même année, admis au concours d'aide d'anatomie, il est nommé prosecteur.

Docteur en 1824 avec une thèse sur « quelques points d'anatomie, de physiologie et de pathologie[3] », il réussit dès 1825 au concours de chirurgien du Bureau central[4] et, deux ans plus tard, en 1827, à celui de l'agrégation de chirurgie, avec une thèse sur « les épanchements de liquides dans l'abdomen[5] ». Il est alors nommé à l'hôpital Beaujon, en qualité d’adjoint de Jean-Nicolas Marjolin.

En 1831 et 1833, il dispute la chaire de pathologie externe, et ne la manque la deuxième fois que d’une seule voix. L’une de ses thèses propose le plan d’un cours de chirurgie, et l’autre, « une bonne dissertation sur les plaies d'armes à feu des articulations[6] ».

Les deux chaires de clinique chirurgicale deviennent vacantes en 1834 et 1836, par la mort d'Alexis Boyer et de Guillaume Dupuytren, et à chacun des deux concours, Blandin présente une importante étude. La première de ces études, qui compare lithotritie et opération de la taille, les deux méthodes de traitement chirurgical des calculs de la vessie[7], touche à l’un des domaines où Blandin a beaucoup apporté. Dans la seconde[8], il développe des vues importantes et nouvelles sur l'autoplastie.

La même année 1836, Blandin est reçu au concours pour la chaire d'anatomie, avec un « excellent résumé des travaux français et étrangers sur la structure et le développement des dents[9] ». La même année encore, le départ de Gilbert Breschet lui laisse la place de chef des travaux d'anatomie.

En 1841, après un septième concours, dans lequel il soumet « une bonne thèse sur les accidents des opérations[10],[11] », il obtient la chaire de médecine opératoire, qu'ont illustrée Sabatier et Dupuytren et que laisse vacante la mort d’Anthelme Richerand.

Philippe-Frédéric Blandin meurt à Paris, d'une bronchite capillaire aiguë, le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (8e division).

Œuvre

Les premiers travaux d'anatomie de Blandin portent sur la distribution des nerfs laryngés et la physiologie de la glotte, sur le rapport du volume des racines des nerfs rachidiens à la sensibilité et la myotilité des zones innervées. Et surtout, il est le premier à décrire la texture de la langue, le cartilage médian, la membrane glosso-hyoïdienne, les glandes salivaires linguales antérieures, qu’on appelle encore parfois aujourd’hui « glandes de Blandin », et leurs canaux excréteurs. Ces premières études, jointes à d’autres plus tardives sur les aponévroses du périnée, les valvules veineuses, le tissu fibreux jaune élastique ou la communication entre les vaisseaux lymphatiques et sanguins, il les intègre au traité d’anatomie descriptive qu’il publie en 1838[12].

En chirurgie, parmi les plus remarquables des nombreux perfectionnements et inventions que l’on doit à ce pionnier d'une autoplastie[13] « dont il a tracé d’une main de maître les lois et les règles générales[14] », il faut compter une sonde à résection, des attelles immédiates pour la fracture du radius, un procédé de contre-ouverture des abcès profonds du sein, la substitution de l’excision d’une partie du sphincter à celle des plis cutanés de l’anus pour empêcher la chute du rectum, un procédé nouveau de ligature de la langue, la résection du cornet nasal inférieur hypertrophié ou dévié, l’ablation d’une partie de la cloison nasale dans certains cas de bec-de-lièvre, ou encore la section sous-muqueuse du sphincter anal, qui améliore l’opération de Boyer.

On doit encore mettre à son crédit sa participation active aux débats de l’Académie où il apporte ses lumières sur de nombreux sujets, tels que les causes des malformations congénitales, l’introduction de l’air dans les veines, les tumeurs fibreuses ou les agents anesthésiques.

Mais c’est par son Traité d’anatomie topographique que non seulement il s'est fait connaître dès le début de sa carrière, mais apparaît aujourd’hui comme un des pionniers de l’anatomie chirurgicale, discipline née dans les premières années du XIXe siècle, enseignée par Roux pour la première fois, puis par Béclard, mais à laquelle Velpeau[15] et lui donnent ses premiers ouvrages de synthèse. L’anatomie chirurgicale ne distingue plus entre l’anatomie descriptive et l’anatomie pratique ; elle se veut « une science qui apprenne au chirurgien à diriger le bistouri au sein des parties profondes avec autant de certitude que si ces parties étaient transparentes[16] ».

Citation

« J'ai procédé du facile au difficile ; et j'ai toujours été du connu à l'inconnu[17]. »

Éponymie

Notes et références

Voir aussi

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