En 1755, il est décoré de l'ordre de Saint-Louis, promu au grade de lieutenant-colonel et nommé aide-major général des troupes régulières françaises en Nouvelle-France, alors sous le commandement de Jean-Armand Dieskau. Il arriva à Québec le et, en août, il se prépara à rallier son commandant au fort Saint-Frédéric. Le , il servit comme commandant en second sous Dieskau face aux troupes britanniques de William Johnson.
Après la bataille, Montreuil dirigea la retraite des Français en direction du fort Saint-Frédéric. Il se porta au secours de Dieskau, blessé au cours de l’engagement, mais ce dernier lui ordonna de concentrer toutes ses énergies sur le combat.
Gohin prit part au siège du fort William Henry en 1757 et à la bataille qui se déroula au fort Carillon en 1758, où il se distingua.
Il refusa par contre de se joindre à Vaudreuil qui arrivait en renfort de Beauport pour contre-attaquer les britanniques aux Plaines d’Abraham, ce matin du , préférant battre en retraite de l’autre côté de la rivière St-Charles et contribuant ainsi à la défaite de Montcalm et la perte de la ville de Québec aux mains des britanniques. Il servit comme commandant en second à Sainte-Foy avec le Chevalier de Lévis en 1760 mais peine perdue, il rentra en France après la chute de Montréal.