Élève d'Étienne-Louis Boullée, Bénard épousa en 1787 la fille d'une demi-sœur de son maître, Adélaïde Jeanne Victoire Hennequin de Blissy.
Il seconda Boullée à plusieurs reprises, en particulier dans ses projets pour la transformation de la Bibliothèque royale.
Architecte du ministère des Finances, il entreprit, rue de Rivoli à Paris, la construction de l'hôtel des Postes, qui fut achevé par François-Hippolyte Destailleur et devint le siège du ministère des Finances. L'édifice a été incendié sous la Commune. Bénard bâtit également l'hôtel du Timbre, rue de la Paix[2].
En 1809-1810, il procède à des travaux d'agrandissement de l'hôtel de Charost[3].
Durant l'été 1810, Bénard a construit une salle provisoire dans les jardins de l'ambassade d'Autriche pour accueillir un bal en l'honneur de l'union de Napoléon Ier avec la jeune archiduchesse Marie-Louise. Pendant la fête, l'édifice a pris feu lorsqu'une bougie vint à couler et mit le feu à la draperie. L'incendie qui a suivi a entraîné la mort de Pauline von Arenberg et plusieurs autres membres de la noblesse européenne de l'époque.
À l'hôtel de Bourvallais, no 13 place Vendôme, il aménagea en 1814 la salle des séances du Conseil d'État, remplacée en 1827 par une salle à manger d'apparat (dite « Galerie Peyronnet ») construite par l'architecte François-Hippolyte Destailleur.
Dans le parc de Jeurre, il construisit la maison du portier (1813), la ferme de style piémontais (1810-1811), le pigeonnier (1812), qui furent complétés par Jacques-Charles Bonnard.
Héritier de Boullée, il fut l'usufruitier de ses dessins et les transmit à la Bibliothèque royale[2].