Pierre-Sébastien Guersant
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Pierre-Sébastien Guersant est un statuaire et réalisateur d'ornements français né le 20 janvier 1789 à Déols (Indre) et mort le 5 avril 1853 à Paris[1],[2]. On ne sait que très peu de choses de sa vie, sinon qu'il a été l'élève de Pierre Cartellier[3] et que son père Antoine Guersant travaillait pour le comte d'Artois à Châteauroux[4].
Ses sculptures étaient souvent des commandes de l'administration publique de la Restauration. Elles représentent en majorité des figures glorifiées de l'histoire de France et des allégories dans un style antiquisant. Il était membre de la Société libre des beaux-arts de Paris[4] et travaillait au 109 quai de Valmy à Paris[5],[6]. Il semblerait qu'il ait enseigné[7] et que Louis-Auguste Levêque fut l'un de ses élèves[8].
La qualité de son travail fut reconnue à de nombreuses reprises. Ses œuvres furent exposées au Salon entre 1814 et 1850, où il rencontra un certain succès, en étant médaillé à de multiples reprises[1],[3]. Il exposa au Salon pour la première fois en 1814, avec deux bas-reliefs : Sa Majesté Louis XVIII accordant la grâce à un homme condamné aux fers et Retour de l'enfant prodigue dans sa famille (plâtre)[9]. Il reçut une médaille d'or pour cette dernière réalisation[7]. En outre, son buste de Jeanne Hachette exécuté à la demande du ministère de l'Intérieur en 1822 a été récompensé par une médaille d'or[3],[7].
La reconnaissance de son travail transparaît également par l'importance des travaux dont il fut chargé. En 1825, il réalisa les statues ornementales du trône de sacre de Charles X à Reims[10], dont 17 figures en bois[11].
Par ailleurs, il gagne un concours pour la réalisation du fronton de l'Église de la Madeleine en 1829[11]. Bien que son projet représentant une descente de croix ne soit finalement pas retenu, il a confectionné une bordure avec anges et fleurs sur ce même monument. En 1834, il a sculpté une allégorie de la Foi sur les caissons de la voûte du porche intérieur en collaboration avec Lequien[12].
Aujourd'hui, peu de ses statues sont vendues aux enchères. Néanmoins, en 2014, sa Suzanne au bain, inspirée de la statue homonyme de Pierre-Nicolas Beauvallet, marbre blanc de 145 centimètres de haut réalisé en 1840 et ayant appartenu à Charles William Vane, a été acquise pour la somme de 158 500 £ chez Christie's, soit cinq fois le prix estimé environ[13].
