Pierre Joseph du Chambge d'Elbhecq
personnalité politique française
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Pierre Joseph du Chambge d’Elbhecq, né le à Lille, mort le à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), est un général français.
Lille
Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques)
| Pierre Joseph du Chambge d’Elbhecq | ||
| Naissance | Lille |
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| Décès | (à 60 ans) Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) |
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| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Lieutenant-général | |
| Années de service | 1754 – 1793 | |
| Distinctions | Chevalier de Saint-Louis | |
| Hommages | Nom inscrit sur l’arc de triomphe de l'Étoile, 33e colonne. | |
| Autres fonctions | Député de la noblesse aux États généraux de 1789 | |
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Biographie
Pierre-Joseph du Chambge (famille du Chambge) est le fils de Pierre-François du Chambge (1695-1742), chevalier, seigneur d'Elbhecq, bourgeois de Lille le , né et mort à Lille et de Marie-Pélagie-Joseph Fruict, morte à Lille le [1],[2].
Pierre-Joseph détient les titres de baron d'Elbhecq, et de pair du duché de Bouillon[1]. Convoqué aux assemblées des nobles par ordonnance du , il devient bourgeois de Lille sur requête le [2].
Il a été élu en 1782 député de la noblesse de la Flandre wallonne[1].
Il épouse le à Villeneuve-le-Roi Marie-Anne du Buc (1744-1815), née à la Martinique en 1744, morte à Paris en 1815, fille de Jean-Baptiste du Buc du Ferret, écuyer, chef du bureau des colonies, intendant des colonies et de Marie-Anne Febvrier. De cette union vont naître plusieurs enfants, dont un fils qui va épouser sa cousine germaine, connue sous le nom de Pauline Duchambge[3].
Il fait construire l'hôtel de Lamissart à Lille.
États de service
Il entre en service en 1754, et il est nommé, colonel commandant du régiment royal suédois en 1767 puis la même année colonel en second commandant le régiment de Bouillon le . Il est à Rocroi en , à Phalsbourg en et à Sarrelouis en [4]. Il est promu brigadier en 1780, maréchal de camp le [5] et chevalier de Saint-Louis.
Partisan des idées nouvelles, il est élu le , député suppléant de la noblesse aux États généraux, et il est admis le de la même année dans l'Assemblée constituante, pour remplacer Louis Séraphin du Chambge de Noyelles, son cousin démissionnaire. Il soutient les revendications populaires et au mois de , il fait l'éloge de l'esprit public dans les départements du Nord, de la Somme et du Pas-de-Calais[6].
Lors de la fuite du roi pour Varennes, il demande que tous les militaires membres de l'Assemblée prêtent serment de fidélité à la nation. Il est promu lieutenant-général le et en 1792, il se rend à l'armée du Nord. Le , il est appelé au commandement de l'armée des Pyrénées-Orientales, mais il meurt de maladie le [6],[7].
Le nom du général d’Elbhecq est inscrit au côté ouest de l’arc de triomphe de l'Étoile, 33e colonne.
Postérité
Pierre-Joseph du Chambge d'Elbhecq a émis un jeton conservé à la Bibliothèque nationale de France[8].
Le département des estampes de la même Bibliothèque possède également des dessins et/ou gravure du député[9].