Pilote de chasse
aviateur militaire
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Un pilote de chasse, spécialité d'un pilote militaire, est formé par son armée d'appartenance, sa formation intégrant d'une part les spécificités liées à leur appartenance à une armée (école d'officier généralement) et d'autre part celles liées à leurs avions et missions (maîtrise du système d'arme en particulier pour l’officier des systèmes d'armes des appareils multiplaces, entraînement au tir).

Dans le cas d'un pilote d'avion de chasse, la formation comprend :
- une formation de base, avec pratique sur avion monomoteur à hélice ;
- une formation avancée, avec pratique sur avion d'entraînement à réaction ;
- une formation finale sur une version d'entraînement d'un avion de chasse réel.
Une partie de cette formation se déroule sur simulateur de vol. Elle inclut d'office certaines qualifications comme le vol de nuit ou le vol aux instruments. Pour les pilotes d'une aéronavale, il faut rajouter la qualification porte-avions.
Dans les années 2000, il faut environ quatre ans et demi pour former un pilote de chasse sur les appareils de hautes performances actuels aux États-Unis[1] et le coût de la formation a augmenté au même titre que celui des avions de combat passant, pour les pilotes de la Royal Air Force, de 15 000 £ durant la Seconde Guerre mondiale à parfois plus de quatre millions de £ en 2011, tandis que le nombre de pilotes en cours de formation a fortement régressé au Royaume-Uni, passant de plusieurs milliers dans les années 1940 à une fourchette entre 300 et 400 dans les années 2010[2].
Aux États-Unis, le nombre de pilotes de chasse baisse régulièrement passant de 3 331 en 2012 à 2 772 en 2016, beaucoup de pilotes formés par les forces armées font une carrière dans l'aviation commerciale[3].
Même cas pour la force aérienne indienne qui compte, le 1er février 2018, 3 855 pilotes pour un effectif théorique de 4 231[4].
Les pilotes militaires doivent effectuer un nombre minimal d'heures de vol par an pour conserver leurs qualifications et doivent chaque année (sauf changement de type d'avion), renouveler leur qualification de vol aux instruments (IFR). Les pilotes effectuant des missions de combat de longue durée (Plus de 35 heures pour des raids de bombardements stratégique) utilisent souvent des amphétamines pour rester concentré[5].
Pilotes militaires en France
L'armée de l'air recrute ses pilotes (transport, chasse, hélicoptère) à deux niveaux de formations initiales, pour deux profils de carrière différents.
- Niveau BAC général et technologique : la carrière de pilote dure environ 20 ans, en enchaînant les contrats de 7 à 8 ans[réf. nécessaire]. Pour les candidats titulaires d'un BAC-L ou ES, les épreuves de la sélection d'Élèves Officier du Personnel Navigant (EOPN) sont adaptées. En effet, celles-ci ne demandent aucun enseignement scientifique particulier :
- tests psychotechniques ;
- tests psychomoteurs ;
- tests psychologiques ;
- test d'anglais ;
- épreuves sportives : Luc Léger et Tractions ;
- entretiens avec psychologue et pilotes.
- Niveau BAC+2 (avec bac général ou technologique) : les bacheliers généraux et technologiques peuvent bénéficier d'une limite supérieure d'âge portée à 24 ans (contre 22 ans pour un candidat bachelier) s'ils ont poursuivi leurs études jusqu'à l'obtention d'un BTS[réf. nécessaire].
- Niveau BAC+2 scientifique (classes préparatoires scientifiques) : dans cette filière de recrutement, la carrière de pilote militaire est complète, sans limite théorique de grade. Il faut réussir le concours d'entrée à l’École de l’air de Salon de Provence. Cette école délivre un diplôme d'ingénieur après un cursus de 3 ans. Il existe des classes préparatoires dans des lycées militaires (EPA de Grenoble, Aix-en-Provence, etc.) mais le taux de réussite n'y est pas supérieur à ceux des lycées civils qui préparent également aux autres grandes écoles d'ingénieurs. À l'école de l'air, la formation de pilote débute en 3e année.
La réussite de l'un de ces parcours de formation est sanctionnée par la remise du brevet de pilote militaire, assortie du « macaron ».
Bibliographie
- F. Froussart-Maille, J. C. Rigal Sastourne, B. Blavier et C. Leduc, « 595 Neuropathie optique chez un pilote de chasse », Journal Français d'Ophtalmologie, 115e Congrès de la Société Française d'Ophtalmologie. Palais des Congrès-Paris, France. 9-13 mai 2009, vol. 32, , p. 1S179 (ISSN 0181-5512, DOI 10.1016/S0181-5512(09)73719-2, lire en ligne, consulté le )
- Valérie Mérindol, Évelyne Rouby, David W. Versailles et Catherine Thomas, « Une méthodologie de prospective métiers fondée sur les compétences collectives : l'exemple du métier de pilote de chasse », Management & Avenir, vol. 25, no 5, , p. 315–334 (ISSN 1768-5958, DOI 10.3917/mav.025.0315, lire en ligne, consulté le )
- Hervé Barras et Nicolas Mauron, « L'apprentissage chez le pilote de chasse, réflexions sur une culture de développement professionnel », Revue Militaire Suisse, , p. 56–61 (lire en ligne, consulté le )
- M. Zerrik, E. Houda, M. Amal et M. Chemsi, « L’obésité chez le pilote de chasse : quelle répercussion potentielle sur la sécurité aérienne ? », Annales d'Endocrinologie, 31e Congrès de la Société Française d'Endocrinologie Lyon 2014, vol. 75, no 5, , p. 462 (ISSN 0003-4266, DOI 10.1016/j.ando.2014.07.649, lire en ligne, consulté le )
- Joël Guilloteau, Catherine Wesenfelder et Frédéric Pastre, « La représentation sociale du pilote de chasse chez les jeunes », Les Champs de Mars, vol. 11, no 1, , p. 25–36 (ISSN 1253-1871, DOI 10.3917/lcdm1.011.0025, lire en ligne, consulté le )
- Luc Stavaux, Véronique Delvaux, Kathy Huet et Myriam Piccaluga, « Evolution de la fréquence fondamentale en fonction de la charge cognitive chez des pilotes de chasse », orbi.umons.ac.be, (lire en ligne, consulté le )
- Stavaux Luc, Margaux Albart, Véronique Delvaux et Kathy Huet, « Stress, charge cognitive et signal de parole : étude exploratoire auprès de pilotes de chasse. (Stress, cognitive load and speech signal : an exploratory study among fighter pilots) », Actes de la conférence conjointe JEP-TALN-RECITAL 2016. volume 1 : JEP, AFCP - ATALA, , p. 669–677 (lire en ligne, consulté le )
- Charles Baldini, « Les pilotes de chasse de la France libre : portraits et spécificités », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 252, no 4, , p. 81–93 (ISSN 0984-2292, DOI 10.3917/gmcc.252.0081, lire en ligne, consulté le )
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- Marie-Catherine Villatoux, « Femmes et pilotes militaires dans l’armée de l’Air », Revue historique des armées, no 272, , p. 12–23 (ISSN 0035-3299, lire en ligne, consulté le )
- Janine Rogalski et Boris Colin, « Le rôle du formateur dans l’articulation des compétences acquises sur simulateur et des compétences cibles (« terrain ») », Activités, nos 15-2, (ISSN 1765-2723, DOI 10.4000/activites.3333, lire en ligne, consulté le )
- (en) R. P. Delahaye, G. Gueffier, H. Seris et R. Auffret, « La Part de la Radiologie Dans L’Enquête Medicale Après Ejection des Pilotes Militaires D’Avions À Réaction », Recent Advances in Aerospace Medicine, Springer Netherlands, , p. 150–157 (ISBN 978-94-010-3317-6, DOI 10.1007/978-94-010-3317-6_21, lire en ligne, consulté le )