Place l'Ilon
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| Place L'Ilon | |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Coordonnées | 50° 27′ 49″ nord, 4° 52′ 13″ est | ||
| Pays | |||
| Région | Wallonie | ||
| Ville | Namur | ||
| Quartier(s) | Saint-Nicolas | ||
| Début | rue Bas de la place | ||
| Fin | rue Saint-Nicolas et rue des Tanneries | ||
| Morphologie | |||
| Type | Place | ||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
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La place l’Ilon est un espace urbain de circulation publique de la ville de Namur, en Belgique. Bien que d’importance historique car elle était porte d’entrée de l’ancien quartier populaire Saint-Nicolas, elle n’est plus aujourd’hui que carrefour élargi de quatre rues, avec zone restreinte aménagée en parking.
L’origine ancienne de la placette était l’îlot qui séparait deux bras du ruisseau Houyoux (aujourd’hui entièrement couvert) dont le bras plus important descendait la rue du Lombard. Connue anciennement comme « place Lilon » ou « Lislon » elle fut baptisée, au XIXe siècle, « place Arthur Borlée », du nom d’un important tanneur, échevin de la ville de Namur.
À la demande de la population locale (en 1913) elle retrouva son ancienne dénomination de « place l’Ilon »[1], dénomination qui en fait n’avait jamais été abandonnée par les habitants[2].
Histoire
Jamais vraiment aménagée comme telle, la place est déjà bien visible comme espace public sur les cartes de la ville de Namur du XVIIIe siècle. Immédiatement à l’extérieur de la troisième enceinte de la ville, elle s’ouvre sur le premier quartier à se développer entre troisième et quatrième enceinte, le quartier Saint-Nicolas.
Le Houyoux y a attiré les tanneurs (début du XIVe siècle). L’industrie est florissante: Saint-Nicolas devient le quartier des tanneries[3]
Les pères Récollets s’y installent très tôt, avec leur église reconstruite en 1750, qui domine la place: c’est (aujourd’hui) Notre-Dame d'Harscamp, le couvent des récollets étant devenu l’Hospice d’Harscamp.
Les tanneries et l’industrie du cuir périclitent au XIXe siècle. La dernière tannerie ferme en 1911. A la même époque le parti socialiste s’installe place l’Ilon, avec sa maison du peuple et l’abbé Pierlot ouvre les premiers ateliers de dentelières[4], une activité qui prendra fin avec la Seconde Guerre mondiale.
