Plaine de l'Ain

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Villes principalesAmbérieu-en-Bugey, Lagnieu, Pont-d'Ain
Plaine de l'Ain
Image illustrative de l’article Plaine de l'Ain
Plaine de l'Ain vue depuis la croix de Bramafan

Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau du Auvergne-Rhône-Alpes Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Villes principales Ambérieu-en-Bugey, Lagnieu, Pont-d'Ain
Siège du pays Ambérieu-en-Bugey
Coordonnées 45° 52′ 48″ nord, 5° 16′ 55″ est
Superficie approximative 350 km2
Géologie sédiments cénozoïques
Relief plaine alluviale, piémont
Cours d'eau Rhône, Ain
Régions naturelles
voisines
Bugey, Côtière, Dombes, Pays du Velin
Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Plaine de l'Ain
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Plaine de l'Ain
Géolocalisation sur la carte : Ain
(Voir situation sur carte : Ain)
Plaine de l'Ain

La plaine de l'Ain est une petite région naturelle du département de l'Ain. Elle est constituée par la plaine entourant la rivière d'Ain, dans sa partie méridionale, avant sa confluence dans le Rhône. Elle se situe donc approximativement autour de la limite entre Côtière et Bas-Bugey (au sud de la Dombes).

Une délimitation précise difficile

Comme région naturelle, la plaine de l'Ain correspond à la plaine alluviale de forme grossièrement triangulaire comprise entre la bordure du plateau de la Dombes (la Côtière) à l'ouest, le massif du Bugey à l'est et le fleuve Rhône au sud. Elle doit son nom à la rivière d'Ain qui la traverse. Sa superficie est d'environ 350 km²[1].

Une grande partie de son espace se recoupe avec la communauté de commune de la Plaine de l'Ain[2]. Cette dernière correspond cependant à un territoire politique, et non à la région naturelle. Ainsi certaines communes du massif du Bugey appartiennent paradoxalement à la communauté de communes de la Plaine de l'Ain, comme Innimond, Arandas, ou Saint-Rambert-en-Bugey[3]. De même, les communes de Meximieux et de Pérouges ont des sites de piémont ou de haut de butte qui les attachent plutôt à la région naturelle de la Côtière, à l'ouest. A contrario, Jujurieux, Pont-d'Ain ou Neuville-sur-Ain sont situées dans la plaine alluviale de l'Ain mais appartiennent à une autre communauté de communes, Rives de l'Ain - Pays du Cerdon, au nord. De même, des communes comme Thil (communauté de communes de Miribel et du Plateau) ou Niévroz, Balan et Béligneux (communauté de communes de la Côtière à Montluel) sont également situées dans la plaine, quoiqu'elles soient généralement associées à la Côtière, sans doute du fait qu'elles appartiennent aux bassins versants de la Sereine et du Cotey[4].

La Côtière et la plaine de l'Ain, comme régions naturelles et comme territoires politiques, sont par ailleurs très proches en matière de dynamiques socio-démographiques et d'enjeux d'aménagement : le géographe Bruno Loustalet les associe d'ailleurs dans sa thèse de doctorat Vers des régimes périurbains ? : aménagement économique et jeux d’acteurs dans le périurbain. L’exemple de la Côtière et de la Plaine de l’Ain[5]

Géographie physique

La plaine de l'Ain est d'inclinaison nord-est sud-ouest, avec une altitude maximale d'environ 250 mètres à Neuville-sur-Ain et une altitude minimale de 190 mètres à la confluence de l'Ain et du Rhône.

Les sols sont essentiellement des sédiments d'origine cénozoïque. Elle est traversée du nord au sud par la rivière d'Ain, qui conflue avec le Rhône à la bordure entre les communes de Saint-Maurice-de-Gourdans et de Loyettes.

Géographie humaine

La sociologue Violaine Girard, dans sa thèse de doctorat qui lui est consacrée, décrit la plaine de l'Ain comme « un territoire périurbain, industriel et ouvrier »[6]. L'aire urbaine de Lyon s'est étendue à la plaine de l'Ain au cours des années 1980 et 1990[7] avec l'accroissement de la part des déplacements domicile-travail des résidents vers l'agglomération lyonnaise. Ce territoire initialement plutôt rural et industriel a donc progressivement intégré la couronne périurbaine lyonnaise.

Pour autant, la plaine de l'Ain présente aussi une dynamique forte d'emplois locaux, plutôt industriels, notamment grâce Parc industriel de la Plaine de l’Ain à Saint-Vulbas. Il constitue un pôle d'emploi secondaire à l'échelle de l'aire d'attraction de Lyon, mais il est suffisant pour créer une centralité professionnelle concurrente à Lyon pour les résidents, en particulier pour ce qui concerne l'emploi ouvrier[8].

Histoire

L'implantation de la centrale nucléaire du Bugey à Saint-Vulbas en 1974 est un moment-charnière pour la plaine de l'Ain. Elle le point de départ du développement économique de la région au XXe siècle, et précède l'intégration politique du territoire à travers la communauté de communes de la Plaine de l'Ain[5]:27-28. Depuis lors, l'enjeu pour les élus communautaires a été de « s’appuyer sur son autonomie politique pour  borner l’intégration fonctionnelle de ses espaces fonciers dans la dynamique économique  métropolitaine et maintenir son identité territoriale »[5]:28.

Économie

Agriculture

Si la plaine de l'Ain a longtemps été le parent pauvre de l'agriculture aindinoise, les progrès techniques de la deuxième moitié du XXe siècle (irrigation, mécanisation) ont permis le développement d'une céréaliculture intensive et prospère[9].

Industrie

Les deux principales zones d'activités de la plaine se situent à Ambérieu-en-Bugey et à Saint-Vulbas (Parc industriel de la Plaine de l’Ain).

La présence de la centrale nucléaire du Bugey à Saint-Vulbas depuis les années 1970 assure des revenus confortables à la commune. Les édiles ont mis en place un « modèle pétromonarchique »[10] typique des collectivités abritant une centrale nucléaire, qui leur a notamment permis de baisser considérablement le taux de l'ancienne taxe professionnelle (à 8,5 % en 2009, le plus bas du département), et donc d'attirer 125 entreprises dans le Parc industriel de la Plaine de l’Ain, créé en 1976, et qui employait encore 4 500 personnes en 2015[10].

Politique

La région est politiquement plutôt à droite et de plus en plus sensible à l'extrême-droite, en partie du fait d'un « malaise rural »[11] caractérisé par un sentiment de déclassement et d'abandon au profit des centres urbains, malaise que les partis de gauche peineraient à comprendre[12].

Personnalités liées à la plaine de l'Ain

Références

Articles connexes

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