Plan santé mentale 2005/2008

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Le plan santé mentale 2005/2008 a été lancé en France par le ministre Philippe Douste-Blazy, après le drame de l'Affaire Romain Dupuy à Pau. Il se base sur un état des lieux de la santé mentale en France où il note l'acquis de 829 secteurs de psychiatrie générale et 320 secteurs de psychiatrie infanto-juvénile, mais aussi un allongement rapide de la file active des patients suivis en psychiatrie : la DREES (ministère des affaires sociales et de la santé) a constaté de 1991 à 2003, une augmentation de 62 % de la file active des adultes en psychiatrie générale, et de 82 % pour les enfants en psychiatrie infanto-juvénile[1].

Il fait suite aux quatre objectifs en matière d’affections psychiatriques, fixés en 2004 par le législateur dans la loi de politique de santé publique[2].

Il a permis de relever une inadéquation partielle de l'offre de soins et un clivage entre prévention et traitement, ainsi que divers dysfonctionnements dont il propose plusieurs mesures pour améliorer la prise en charge des malades en psychiatrie.

Quatre objectifs du plan concernent[1] :

  1. les psychoses délirantes chroniques (diminuer de 10 % le nombre de psychotiques chroniques en situation de précarité) ;
  2. les psychoses délirantes chroniques, troubles bipolaires, troubles dépressifs, troubles névrotiques et anxieux (réduire la marginalisation sociale et la stigmatisation des personnes atteintes de troubles psychiatriques) ;
  3. les troubles bipolaires, dépressifs et névrotiques (diminuer de 20 % le nombre de personnes présentant des troubles bipolaires, dépressifs ou névrotiques non reconnus) ;
  4. les troubles bipolaires, dépressifs et névrotiques (augmenter de 20 % le nombre de personnes souffrant de troubles bipolaires, dépressifs ou névrotiques et anxieux qui sont traitées conformément aux recommandations de bonne pratique clinique).

Ce plan les décline en cinq axes[1].

Axe no 1 : « une prise en charge décloisonnée des patients » : développement de l’information et de la prévention, amélioration de l’accueil et des soins, accompagnement de la prise en charge du patient via notamment, des réseaux en santé mentale et des lieux et groupes d'entraide mutuelle (GEM) et en favorisant l'accès au logement.

Axe no 2 : « des actions en faveur des patients, des familles et des professionnels » : renforcement des droits des malades et de leurs proches, amélioration de l’exercice des professionnel ; renforcement des liens entre les patients, les familles et les professionnels, renforcement des droits des malades et de leurs proches, en soutenant la concertation avec les familles et les usagers, en améliorant la pratique des professionnels par des plans de formation.

Axe no 3 : « le développement de la qualité et de la recherche » : favoriser les bonnes pratiques en recherche clinique, améliorer l’information en psychiatrie, développer l'épidémiologie en santé mentale...

Axe no 4 : « la mise en œuvre de quatre programmes spécifiques » : dépression et suicide / santé et justice / périnatalité, enfants et adolescents / populations vulnérables, pour notamment améliorer la prévention du suicide, développer des programmes coordonnés vers les détenus et les auteurs d'agressions sexuelles, le développement de la collaboration médico-psychologique en périnatalité ainsi que le renforcement de la prise en charge des adolescents et de favoriser la prise en charge des besoins en santé mentale des personnes en situation de précarité.

Axe no 5 : « assurer la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du plan ».

Suivi

Références

Voir aussi

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