Politique arctique de l'Union européenne
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| Politique arctique de l'Union européenne | |
| Description | Politique de l'Union européenne |
|---|---|
| Origine | Politique étrangère et de sécurité commune : - Résolution du Parlement européen de 2008[1] - Communication de la Commission de 2008[2] |
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La politique arctique de l'Union européenne est la politique développée par l'Union européenne à l'égard de la région arctique.
Définition

L'Arctique est la région entourant le pôle nord de la planète. Elle comprend trois espaces – l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie – et, au sens du Conseil de l'Arctique, huit États : le Canada, les États-Unis, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande, l'Islande et la Russie. Cette dernière est considérée comme la superpuissance régionale[3]. Trois des États membres du Conseil de l'Arctique sont aussi membres de l'Union européenne. De cette manière, l'Union européenne elle-même est géographiquement arctique[3].
L'Arctique étant un océan gelé, la région arctique possède plusieurs définitions. La limite communément donnée est le cercle arctique situé à 66° 33' 45" N. Cependant la région peut aussi être définie comme la limite de l'isotherme à 10 °C.
Enjeux
Avec le réchauffement climatique, la région arctique a acquis un nouvel intérêt géostratégique. En effet, selon les modèles, les glaces du pôle pourraient avoir fondu en 2040 pour les prédictions les plus proches ou en 2100 pour les modèles les plus optimistes[4]. Cela aurait un certain nombre de conséquences qui rendent nécessaire la participation de l'Union européenne aux nouveaux enjeux arctique[3].
Selon Jan Wouters, la première est que l'Arctique n'est pas soumis à un traité multilatéral qui créerait, à l'instar de l'Antarctique, une zone protégée. Il y a donc un vide légal[3]. La seconde raison d'une plus grande implication de l'Union est la préservation et l'amélioration de l'environnement ainsi que sa gestion durable[3]. Les questions de l'énergie et du transport sont aussi importantes puisque l'existence de routes maritimes via le pôle réduirait de près de 2 semaines la durée d'un voyage par rapport aux routes traditionnelles via le canal de Suez. Dans ce domaine, la Chine a déjà fait passer, en , un navire marchand via l'Arctique pour Rotterdam[3].