Pont d'Estaing
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Type | |
|---|---|
| Partie de | |
| Construction |
fin XVe - début XVIe siècle |
| Propriétaire |
Département |
| Franchit | |
| Patrimonialité |
| Site du Bien | |
|---|---|
| Identifiant | |
| Année d'inscription |
| Département | |
|---|---|
| Région | |
| Communes |
| Coordonnées |
|---|
Le pont d'Estaing est un pont situé en France dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.
Ce pont gothique a été construit fin XVe et début XVIe siècle par les habitants d'Estaing.
Il fait l'objet de protections au titre des monuments historiques et des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, en tant que Patrimoine mondial.
Historique et architecture

À l'initiative de l'évêque de Rodez François d'Estaing[1], les habitants d'Estaing commencent la construction du pont à partir de 1490[2], celle-ci s'achevant dans le premier quart du XVIe siècle[3]. C'est également François d'Estaing qui, peu après son achèvement, bénit en 1524 l'oratoire du Cap del Pònt[4] édifié en rive gauche, à l'extrémité sud du pont. L'oratoire est ensuite remplacé par une chapelle qui en 1727 est dédiée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs[4].
Le pont est bâti en schiste avec un couronnement de calcaire[2]. Formant quatre arches gothiques, ses trois piles sont protégées par des becs, triangulaires vers l'amont et rectangulaires vers l'aval[2]. Sa pile centrale est surmontée de deux éléments architecturaux se faisant face : la statue de l'évêque François d'Estaing à l'aval, sculptée par François Mahoux en 1866[2],[5], d'après un portrait peint conservé à l'évêché de Rodez[1], et une croix en fonte à l'amont, œuvre d'un ferronnier parisien qui a copié en 1960 une croix précédente du XIXe siècle qui était située au même endroit, et dont le modèle avait inspiré en 1958 le bijoutier Henri Lesieur[6],[7]. L'ancienne croix du XIXe siècle a été réimplantée à l'intersection de la route d'Annat et de la route du Nayrac[6].
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques le [2] et au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France[8].
C'est un pont routier[3] sur lequel passe la route départementale 22. À son extrémité sud passent deux sentiers de grande randonnée : le GR 6 et le GR 65 (la via Podiensis des chemins de Compostelle).