Ce port est utilisé pour le transport et l'échange de marchandises par bateaux. On y trouve aussi de multiples secteurs ouvriers dans le domaine du bâtiment et de l'innovation marine. C'est là aussi ou se situe la chambre des métiers ou on peut venir régulièrement observer diverses expositions artisanales.
Le port représente 97% des importations de marchandises (contre 3% pour l'aérien). Il peut accueillir des navires de 250 m[1].
Localisation et situation
Le port autonome à Nouméa, avec vue sur le Musée d'histoire maritime et le navire-école norvégien Sørlandet lors de sa tournée dans le Pacifique en 2016.
Les infrastructures portuaires de Nouméa sont concentrées sur la côte ouest de la presqu'île, entre les baies de Numbo, des Dames, de la Moselle, de l'Orphelinat et des Pêcheurs, formant la grande (nord-ouest) et la petite rade (sud-ouest) aux abords du centre-ville et de Nouville.
Activités
Le port accueille des activités variées (commerce international ou de cabotage, pêche, transports inter-îles, croisiérisme, plaisance, services de halage).
Le terminal à conteneurs du port de Nouméa, en 2025.
Le port de commerce de Nouméa reste de petite taille à l'échelle internationale avec un trafic total de 4 481 milliers de tonnes en 2020. Néanmoins, il est le 8eport de commerce français (et le premier d'Outre-mer) en termes de tonnage, et reste un géant en Nouvelle-Calédonie (représentant 97 % des importations de marchandises de l'archipel, contre 3 % pour l'aérien) et, dans un certain sens, dans le Pacifique insulaire[2]. Sur plus de 1 000ha, il peut accueillir des navires de 250 m et au tirant d'eau de 10,5 m[1],[3].
Vue depuis l'entrée de la grande rade sur les installations portuaires desservant l'usine SLN de Doniambo, en 2018.
L'essentiel de son trafic domestique est constitué par le débarquement de minerai de nickel venu de l'intérieur (2 872 milliers de tonnes) pour approvisionner l'usine de Doniambo. Le commerce international pour sa part ne représente finalement, débarquements et embarquements confondus, que 1 493 milliers de tonnes. La balance commerciale est largement déficitaire (les sorties ne représentant que 9,14 % des entrées en 2020, ce ratio s'établissant à 22,87 % pour le trafic extérieur) car le principal produit néo-calédonien exporté en volume, le minerai de nickel, l'est depuis les nombreux centres de chargement de la Brousse. En vérité, l'essentiel des exportations depuis le port de Nouméa concernent le ferronickel produit dans les usines métallurgiques de l'île, ce qui concerne des volumes relativement modestes (190 milliers de tonnes en 2020, soit plus des deux tiers, ou 68,26 % du total des sorties vers l'international cette année-là)[4]. Tandis qu'au contraire Nouméa est le principal point d'arrivée des marchandises importées, à savoir non seulement des matières premières (dont la part des débarquements, en volume, est largement la plus importante) minérales solides (pour les alliages opérés par l'usine de Doniambo par exemple), pétrolières (à la baie des Dames, représentant près des deux-cinquièmes, ou 38,25 %, du volume des importations en 2020) et de construction, mais aussi des produits manufacturés, essentiellement des produits alimentaires d'importation, des véhicules, des produits chimiques et des biens de consommation[5].