Port de Renory

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Port de Renory
Vue du terminal LCT au port de Renory.
Présentation
Type
Statut
Géographie
Coordonnées
Pays
Belgique
Région
Province
Commune
Plan d'eau
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Géolocalisation sur la carte : province de Liège
(Voir situation sur carte : province de Liège)

Le port de Renory est un port fluvial situé sur la rive droite de la Meuse dans la section d'Angleur de la ville belge de Liège. Cette zone portuaire fait partie des 32 zones portuaires du port autonome de Liège.

Vue du terminal coils de Renory et d'un hall de stockage.
Vue du terminal coils de Renory au port de Renory et d'un hall de stockage.

De 1863 à 1865, on met un peu d’ordre dans le foisonnement de quais de la ville de Liège : plusieurs sont supprimés, d’autres sont conservés et celui de Rénory est créé en amont de la ville. Le Port autonome de Liège (PAL) est créé en 1937 par l’état et la ville. Depuis, il réunit 32 zones portuaires, dont celui-ci. Tout comme le port de Monsin, en aval de Liège, Renory est un terminal de conteneurs, ce qui implique non seulement une infrastructure importante en matière de chargement, déchargement, manutention, stockage, empotage/dépotage, mais aussi toute la logistique nécessaire pour assurer cette spécialité. Ce terminal est trimodal puisque relié à l’eau, au chemin de fer, qui le traverse de part en part et à la route, avec l’autoroute toute proche.

De nos jours

Mais le port de Renory n’a pas que cette vocation. Il est aussi le nœud de liaison essentiel entre les différents sites sidérurgiques actuellement rassemblés sous l’appellation Arcelor Mittal. C’est à proximité du port, que se trouvent les deux seuls hauts fourneaux encore actifs ou sous « cocon » (en veille) : ceux d’Ougrée et de Seraing. Chacun peut produire 1,7 million de tonnes de fonte par an. Cette fonte est transportée sur 23 km vers le site de Chertal dans des wagons-torpille. Là, l’acier est transformé en « coil », de grands rubans dont l’épaisseur varie entre 1,5 et 12 mm et dont le poids va de 12 à 25 tonnes. Une partie de ces « coils » repart en l’amont, vers les sites sidérurgiques « à froid » : Tilleur, Jemeppe, Flémalle, Ramet et Marchin où ils subissent différentes phases de finition comme la galvanisation ou le pré-peint. C’est sur le site d’Ougrée que sont implantées les cokeries. Elles produisent 800 000 tonnes de coke par an. Cet éclatement des sites est dû à la très riche histoire de la sidérurgie liégeoise qui a permis à de nombreuses usines de se développer de part et d’autre de la ville, toujours en bordure du fleuve. En effet, l’eau n’est pas seulement utile pour le transport. Elle intervient aussi pour le refroidissement dans la fabrication de l’acier. Depuis 1970, toutes ces usines ont été rassemblées sous un même nom, la S.A. Cockerill, ce qui a entraîné une rationalisation des activités. Si les coils peuvent être chargés sur camions, trains ou péniches, c’est le transport par voie d’eau qui est le plus intéressant. En effet, là où un seul convoi fluvial peut transporter 4 000 tonnes, il faudra quatre trains complets pour effectuer le même transport ou 220 camions de 20 tonnes. De plus, la consommation moyenne d’une péniche est de 5 litres à la tonne, ce qui lui permet d’effectuer 500 km là où un camion n’en parcourt que 100. La pollution engendrée par le transport fluvial ne représente que 1 % des émissions d’oxyde d’azote.

Le futur

Galerie

Voir aussi

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