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Adolf HitlerAdolf Hitler, né le à Braunau am Inn en Autriche (alors en Autriche-Hongrie) et mort par suicide le à Berlin, est un homme politique allemand d’origine autrichienne, fondateur et figure centrale du nazisme, instaurateur de la dictature totalitaire du Troisième Reich. Porté à la tête de l’Allemagne par le NSDAP dont il prend la direction en 1921, il est nommé chancelier du Reich le 30 janvier 1933, puis se fait plébisciter en 1934 comme président, titre qu’il délaissa pour celui de Führer (« guide »). Sa politique expansionniste fut à l'origine du volet européen de la Seconde Guerre mondiale, pendant lequel il fit perpétrer de très nombreux crimes contre l’humanité, dont le génocide des Juifs d’Europe occupée reste le plus marquant. L’ampleur sans précédent des destructions, des pillages et des crimes de masse dont il fut le responsable, tout comme le racisme radical singularisant sa doctrine et l'inhumanité exceptionnelle des traitements infligés à ses victimes, lui ont valu d'être considéré de manière particulièrement négative par l'historiographie, par la mémoire collective et par la culture populaire en général. Son nom et sa personne font figure de symboles répulsifs. Lire cet article |
Benito MussoliniBenito Mussolini, né le à Dovia di Predappio dans la province de Forlì-Cesena dans la région Émilie-Romagne en Italie et mort le à Giulino di Mezzegra, est un journaliste, idéologue et homme d'État italien, président du Conseil de 1922 à sa chute en 1943. Fondateur du fascisme en 1921, il est président du Conseil du Royaume d'Italie, du au , premier maréchal d'Empire du au , et chef de l'État de la République sociale italienne (RSI) de à . Il est couramment désigné par le terme « Duce », mot italien dérivé du latin dux et signifiant « chef » ou « guide ». Il est d'abord membre du Parti socialiste italien (PSI) et directeur du quotidien socialiste Avanti! à partir de 1912. Anti-interventionniste convaincu avant la Première Guerre mondiale, il change d'opinion en 1914, se déclarant favorable à l'entrée en guerre de l'Italie. Expulsé du PSI en , il crée son propre journal, Il Popolo d'Italia (Le peuple d'Italie) qui prend des positions nationalistes proches de celles de la petite bourgeoisie. Dans l'immédiate après-guerre, profitant du mécontentement de la « victoire mutilée », il crée le Parti national fasciste (PNF) en 1921 et se présente au pays avec un programme politique nationaliste, autoritaire, antisocialiste et antisyndical, ce qui lui vaut l'appui de la petite bourgeoisie et d'une partie des classes moyennes industrielles et agraires. Dans le contexte de forte instabilité politique et sociale qui suit la Grande Guerre, il vise la prise du pouvoir en forçant la main aux institutions avec l'aide des actions de squadristi et l'intimidation qui culminent le avec la Marche sur Rome. Mussolini obtient la charge de constituer le gouvernement le . En 1924, après la victoire contestée des élections et l'assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti, Mussolini assume l'entière responsabilité de la situation. La série de lois fascistissimes lui attribue, à partir de 1925, des pouvoirs dictatoriaux et fait de l'Italie un régime à parti unique. Après 1935, il se rapproche du régime nazi d'Adolf Hitler avec qui il établit le Pacte d'Acier. Convaincu d'un conflit à l'issue rapide, il entre dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l'Allemagne nazie. Les défaites militaires de l'Italie et le débarquement des Alliés sur le sol italien entraînent sa mise en minorité par le Grand Conseil du fascisme le : il est alors destitué et arrêté par ordre du roi. Libéré par les Allemands, il instaure en Italie septentrionale la République sociale italienne. Le , alors qu'il tente de fuir pour la Valteline déguisé en soldat allemand, il est capturé par un groupe de partisans, qui le fusillent avec sa maîtresse Clara Petacci. Leurs corps sont livrés à une foule en colère, pendus par les pieds, sur la Piazzale Loreto de Milan. Lire la suite |
Troisième ReichLe Troisième Reich était l'État allemand dirigé par Adolf Hitler de 1933 à 1945.
Hitler était chef du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) qui monopolisa le pouvoir et mit en place un régime totalitaire. Ce régime dura douze ans, de la nomination de Hitler comme chancelier le 30 janvier 1933 à la capitulation sans condition du Reich le 8 mai 1945 — suivie de l'arrestation le 23 mai du dernier gouvernement nazi dirigé par Karl Dönitz —. La propagande affirmait que le Troisième Reich devait durer mille ans. Il en dura douze, la République de Weimar n'ayant d'ailleurs jamais été formellement abrogée par les nazis. État policier et de type totalitaire, reposant avant tout sur le pouvoir charismatique exercé par son Führer Adolf Hitler, le Troisième Reich fut responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en Europe, pendant laquelle il perpétra, entre autres crimes de masse, le génocide des Juifs d'Europe. En 1945, il laisse une Allemagne en ruines et occupée par les forces alliées. Ses principaux dirigeants furent jugés lors du procès de Nuremberg. Lire cet article |
Histoire de l'Italie fascisteL’histoire de l'Italie fasciste, couramment désignée en Italie sous le terme de double décennie fasciste (ventennio fascista) ou simplement double décennie (ventennio), comprend la période de l'histoire du royaume d'Italie qui va de la prise du pouvoir par Benito Mussolini le jusqu'à la fin de sa dictature le . Par extension, on associe à cette définition toute la période de l'histoire de l'Italie qui va de la fin de la Première Guerre mondiale jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale (1918-1945) ou la période allant de 1925, lorsque le Parti national fasciste est déclaré parti unique, à 1945, avec la dissolution de la République sociale italienne (RSI). Lire cet article |
NazismeLe national-socialisme (en allemand Nationalsozialismus), plus couramment désigné en français sous l'abréviation nazisme (en allemand Nazismus), est l'idéologie politique du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), parti politique d'extrême droite fondé en Allemagne en 1920 et dirigé par Adolf Hitler. Cette idéologie théorise une hiérarchie au sein de l'espèce humaine divisée en « races », au sommet desquelles se trouve la « race aryenne », supérieure, tandis que les races les plus détestées par les nazis, les Juifs, les Slaves et les Tziganes, forment la classe des « sous-hommes », les Untermenschen. Le nazisme est le seul type de fascisme incorporant à la fois racisme biologique et antisémitisme. Par extension, le terme nazisme désigne le régime politique inspiré de cette idéologie, dictature totalitaire et expansionniste dirigée par Adolf Hitler de 1933 à 1945 et connue sous les noms de Troisième Reich ou d'Allemagne nazie. En tant que sujet de science politique, les définitions du nazisme varient selon les historiens. En particulier, reste ouverte la question de savoir si le nazisme ne fut que l'une des formes du fascisme ou doit être considéré, parce qu'ayant fait du racisme une doctrine d'État, comme un phénomène historique et idéologique unique. En effet, l'antisémitisme officiel du régime nazi, l'élimination des personnes juives, handicapées et la persécution, entre autres, des opposants politiques, des homosexuels et des Roms, se concrétisent dès , par la mise en place d'une législation raciale et fortement discriminatoire, par une politique de spoliation des Juifs, et par l'internement des opposants et des « indésirables » dans les premiers camps de concentration en Allemagne. Cette politique ne fait que s'amplifier du début de la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Shoah par balles est déclenchée et que sont créés les centres d'extermination nazis, jusqu'à la défaite militaire du Troisième Reich en 1945. Ainsi, plus de six millions de personnes, dont une majorité de Juifs, sont tués dans les camps de concentration et d'extermination, ou lors des innombrables massacres commis par les troupes nazies et leurs supplétifs des pays occupés. Le régime nazi, censé « durer mille ans », en dure douze et laisse l'Europe exsangue et l'Allemagne en ruines. Lire cet article |
NéofascismeLe néofascisme désigne l'idéologie et l'ensemble des mouvements trouvant leur inspiration — volontairement ou non — dans le fascisme italien. Le fascisme est considéré par la majorité des historiens comme un événement historique déterminé, propre en particulier à l'Europe (et, au-delà, à l'ensemble du monde occidental). Le fascisme réfère stricto sensu au régime mussolinien, mais l'utilisation du terme peut s'étendre aux mouvements qui le reconnaissent comme influence notable. La qualification de « néofascisme » a été appliquée à tous les mouvements politiques se réclamant plus ou moins de cette idéologie tout en étant postérieurs à la Seconde Guerre mondiale. Le néofascisme est parfois assimilé ou confondu avec le néonazisme, et le qualificatif peut être attribué par leurs opposants à divers mouvements nationalistes, nationaux-révolutionnaires, nationaux-bolchéviques ou plus largement d'extrême droite. Le qualificatif de néofasciste, comme celui de fasciste, relève parfois d'un usage polémique, et n'est pas toujours explicitement revendiqué par les mouvements rangés dans cette catégorie. Des tentatives de confédérations européennes des mouvements néofascistes ont eu lieu sans grand succès, en 1949 avec le Front européen de libération animé au Royaume-Uni par l'Américain Francis Parker Yockey, puis en 1951 avec le Mouvement social européen, qui subit la même année une scission avec la naissance du Nouvel ordre européen. Jeune Europe, créé en 1962, fait figure de tentative comparable, mais tendant davantage vers l'activisme violent. Lire cet article |
Marche sur RomeLa marche sur Rome (italien : marcia su Roma) est une marche paramilitaire menée par les faisceaux italiens de Mussolini vers la capitale de l'Italie le , dont le but premier était d'impressionner le gouvernement libéral alors encore en place et de faire pression sur la classe politique. Le contexte de crise dans l'Italie d'après-guerre (les tensions entre classes sociales, le sentiment d'une victoire mutilée, un État libéral affaibli) est l'un des facteurs de la montée du fascisme et de sa conquête du pouvoir avec la marche sur Rome, mais les fascistes ont su aussi s'assurer le soutien de mouvements d'anciens combattants comme celui des Arditi d'Italia (appelés les « patriotes » par Ernst Nolte). Même si cette marche n'est, initialement, qu'un instrument de pression illégal sur le gouvernement, elle assure à Mussolini un accès facilité au pouvoir politique : mais elle constitue surtout un tournant symbolique pour les faisceaux italiens : ce n'est pas directement par elle que Mussolini accède au pouvoir, mais ce sont les dirigeants du gouvernement en place qui le lui confient. Cette victoire politique des fascistes entraîne de fortes répercussions sur l'organisation de l'État italien avec l'instauration de la dictature fasciste en 1925. Lire cet article |
Collaboration de classesLa collaboration de classes, par antagonisme avec le concept marxiste de lutte des classes, est un principe d'organisation sociale qui fait partie intégrante de la doctrine fasciste. Il est fondé sur la croyance que la division de la société en classes sociales est un élément essentiel de toute société, et qu'il convient de travailler à leur bonne entente.
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