Cette œuvre exposée au Salon de 1741 provient du château de Boulainvilliers (Eure) puis fut transportée et conservée pendant près d'un siècle dans celui de Glisolles (Eure) avec deux autres portraits par cet artiste, de même origine familiale, "qui comptent parmi ses œuvres les plus ambitieuses" (Xavier Salmon); vers 1918 elle fut cédée par le duc de Clermont-Tonnerre au marchand de tableaux (Nathan ou Georges ?) Wildenstein :
- celui de la marquise de Sesmaisons, née Marie-Louise Gabrielle de La Fontaine-Solare de La Boissière (1738, Paris, musée du Louvre), nièce de Suzanne-Marie-Henriette de Boulainviliers (seconde épouse en 1719 du président des Rieux), œuvre exposée au Salon de 1738. Gravée par Gilles-Edmé Petit, épreuve qu'admira ensuite Edmond de Goncourt; en mars 1918 le marchand de tableaux René Gimpel en offrit 150 000 francs, mais elle sera vendue quelques mois plus tard au collectionneur Arthur Veil-Picard;
- et celui de sa sœur (ou plutôt celui de la seconde épouse du président de Rieux ?) en tenue de bal ou domino bleu, un masque à la main (1742, Paris, musée Cognacq-Jay), qui fut exposée au Salon de 1742 (cf. F. Rappazani, Élisabeth de Clermont-Tonnerre Avant-gardiste, 2004, p. 97).