Position de l'Église catholique sur la théorie de l'évolution

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La position de l'Église catholique sur la théorie de l'évolution maintient l'inerrance de la Bible tout en estimant nécessaire de distinguer les différents domaines ou hypothèses, partant, les conclusions certaines des sciences profanes[pas clair][1].

« En créant l'homme et la femme, Dieu leur avait donné une participation spéciale à sa vie divine, dans la sainteté et la justice. Dans le projet de Dieu, l'homme n'aurait dû ni souffrir ni mourir. En outre, il régnait une harmonie parfaite de l'homme en lui-même, entre la créature et le Créateur, entre l'homme et la femme, comme aussi entre le premier couple humain et toute la création. »

 CEC 374-379

L’Écriture montre les conséquences dramatiques de cette première désobéissance. Adam et Ève perdent immédiatement la grâce de la sainteté originelle (cf. Rm 3, 23). Ils ont peur de ce Dieu (cf. Gn 3, 9-10) dont ils ont conçu une fausse image, celle d’un Dieu jaloux de ses prérogatives (cf. Gn 3, 5).

Dès 1860, De l'origine des espèces est traduit en allemand. Le livre, bien qu'il ne parle pas de l'homme, est condamné par l'épiscopat allemand. Ainsi, le concile provincial de Cologne en 1860 déclare : « Nos premiers parents ont été créés directement par Dieu. C'est pourquoi nous déclarons en contradiction avec la Sainte Écriture et avec la foi l'opinion de ceux qui n'hésitent pas à affirmer l'évolution spontanée d'une nature imparfaite vers une forme connexe plus parfaite d'où enfin serait issu l'homme au moins dans son corps »[2].

Cette prise de position influence la préparation du premier concile œcuménique du Vatican au cours duquel il est prévu de qualifier de dogme « l'idée d'une descendance de toute l'humanité à partir d'un couple unique », autrement dit le monogénisme alors que les papes à cette époque interdisent aux savants catholiques de continuer leurs recherches dans la direction du polygénisme, mais le concile est interrompu en 1870. Des mesures disciplinaires s'abattent cependant sur les théologiens « darwiniens »[3].

En 1875, le pape Pie IX condamne le transformisme, comme l'attestent ses lettres[4].

Réactions positives à la théorie : les théologiens « darwiniens » à la fin du XIXe siècle

En 1869, le docteur Francesco Barrago déclare que l'homme ressemble au singe avant de ressembler à Dieu : il est immédiatement anathémisé par Mgr Miglior. Le père dominicain Marie-Dalmace Leroy (1828—1905), publie en 1887 son Évolution des espèces organiques où il tente de démontrer que le transformisme  il n'ose pas employer le terme d'évolutionnisme  ne conduit pas nécessairement à l'athéisme et qu'il convient d'abandonner la lecture littérale de la Genèse. Selon lui, la Bible ne dit rien sur la fixité des espèces et certains Pères de l'Église comme Grégoire de Nysse ou saint Augustin sont favorables à une idée de transformation de la vie non humaine grâce aux logoi spermatikoi : selon leur vision dynamique d'un monde, ces espèces sont initialement dotées par Dieu d'une « puissance active » (théorie des (raisons séminales (en)) qui leur permet de se développer selon leurs propres ressources. La Congrégation de l'Index demande l'interdiction du livre mais accepte, devant la rétractation de Leroy en 1895, de ne pas publier le décret [5].

En 1896, le père John Augustine Zahm publie Evolution and Dogma dans lequel il refuse partiellement le concordisme. Les théologiens transformistes Geremia Bonomelli (en), John Hedley (en) ou George Jackson Mivart (évolutionniste anti-darwinien) sont comme Zahm plutôt réticents à l'évolutionnisme matérialiste et naturaliste et favorables à l'évolutionnisme théiste (en). Ils sont également inquiétés par l'Église mais pas condamnés, à l'exception de Raffaello Caverni (it) dont l'œuvre est mise à l'index[6].

Positions des souverains pontifes

Notes et références

Articles connexes

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