Les Postes d'alerte de la frontière est de la Belgique sont une série d'édifices légers de surveillance et d'alerte disposés tout le long de la frontière est de la Belgique afin de prévenir de l'invasion du pays par l'Allemagne nazie[1], prévue et redoutée, qui eut finalement lieu en mai 1940.
Construction
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
La construction de ces postes se fit principalement entre 1937 et 1940 mais certains furent construits un peu avant.
Vestiges
Carré plein: poste d'alerte - Carré vide: poste en ruine - Croix: poste démoli - Explosion: poste dynamité - Marqueur: localisation inconnue ou hypothétique
La plupart des postes ont été détruits lors de l'invasion allemande de mai 1940 et, pour ceux qui ont survécu à la Seconde Guerre mondiale et au temps, peu sont encore debout aujourd'hui, malgré des actions de certains citoyens désireux de préserver ce patrimoine, comme le long combat pour la sauvegarde du poste 82[2], à Sterpenich, qui s'est achevé fin avril 2014 par la destruction du petit baraquement[3]. De nos jours, 10 postes subsistent encore et on retrouve encore les ruines de certains postes.
Il s'agit principalement de petits abris en briques disposés sur un socle de béton. Ils ont été dimensionnés pour être occupés par un gradé et quatre hommes.
Les postes d'alerte étaient munis d'un poste radio ES (émetteur de sécurité) disposant d'un jeu de 4 disques (bien que certaines sources parlent de seulement deux disques, un d'exercice, un pour l'alerte réelle). L'un d'entre eux signifiant l'alerte d'invasion du territoire, un autre le passage d'avions survolant la frontière, un troisième était un disque dit d'exercice. Ces signaux pouvaient être captés à l'aide d'un radio RS (récepteur de sécurité) de marque SBR (Société belge de Radio) dont étaient munis les postes de commandement, le CRA de Trois-Ponts ainsi que les officiers de garde aux dispositifs de destruction. La grande majorité de ces PA possédaient également un téléphone.
Il est à noter que, contrairement à la nomenclature des postes, il n'y avait pas exactement 90 postes. Les postes sont identifiés par un numéro croissant du nord au sud[4]. Au nord, les postes tenus par le bataillon de cyclistes-frontière du Limbourg sont numérotés de 0 à 32. Ce dernier à la limite entre le secteur des cyclistes-frontière et celui des chasseurs ardennais. Ensuite la numérotation reprend de 51 à 90. Il n'y avait donc pas de poste numéroté de 33 à 50. De plus, certains postes ont été dédoublés: PA7bis, PA25bis, PA77bis (incertain) & PA78bis. Il semblerait donc qu'un total de 77 postes aient été construits.
Alain Lambert, Sentinelles aux frontières de l'est...: les postes d'alerte 1937-1940, Arlon, W-idesign, , 110p., 30 cm, ill., cart. (présentation en ligne)