Pour un tombeau d'Anatole

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Pour un tombeau d'Anatole

Pour un tombeau d'Anatole est un poème inachevé de Stéphane Mallarmé, écrit à la suite de la mort du fils de l'auteur, Anatole Mallarmé, en 1879. Les fragments terminés sont publiés en 1961.

Tombe de Stéphane et Anatole Mallarmé au cimetière de Samoreau.

En 1879, le fils de Stéphane Mallarmé, Anatole, meurt après une longue maladie par la suite diagnostiquée comme un rhumatisme pédiatrique.

Mallarmé avait déjà écrit un « tombeau » après la mort d'Edgar Allan Poe, et écrira ensuite des « tombeaux » pour Charles Baudelaire et Paul Verlaine. Le but de ce type de poème n'est pas seulement de se lamenter sur la disparition de la personne mais également de la rendre d'une certaine manière éternelle par cet écrit[1].

Mallarmé commence à travailler sur ce poème mais s'arrête au bout de quelques mois et le laisse inachevé à sa mort, en 1898. 210 feuillets de petit format (12,5 x 7,5) sont alors retrouvés dans une enveloppe de carton rouge[2]. Malgré le désir exprimé de la part de l'auteur à sa fille Geneviève de brûler le poème après sa mort[3], 202 pages de notes fragmentaires[4] sont publiées en 1961 aux Éditions du Seuil par Jean-Pierre Richard à qui Henri Mondor, spécialiste de l'œuvre de Mallarmé, avait confié les feuillets. L'ouvrage est réédité en 2006 (ISBN 9782757800102) puis 2020 (ISBN 9782757885741) par les Éditions Points.

Le manuscrit original relié est confié à la Bibliothèque Doucet en par Louis Clayeux en hommage à François Chapon[5].

Publication ultérieures

En 1998, Bertrand Marchal publie le recueil sous le titre Notes pour un tombeau d'Anatole (Œuvres complètes - Bibliothèque de la Pléiade). Une nouvelle version sous le titre à A. peut-être en vers est publiée par par Pierre Magnier en 2019 aux Éditions Otrante[6].

Une traduction anglaise de l'auteur américain Paul Auster est publiée dans le numéro d'été 1980 de The Paris Review[7] puis sous la forme d'un livre en 1983, sous le titre A Tomb for Anatole. Une nouvelle traduction de Patrick McGuinness sous le titre For Anatole's Tomb est publiée en 2003 et sélectionnée comme la traduction de l'année par la Poetry Book Society (en)[8]. Will Stone écrit une critique du livre pour The Guardian en 2003, le décrivant comme « une œuvre sincère et sans artifice », qui « peut être lu avec autant de plaisir par un admirateur de Mallarmé que par quelqu'un qui n'a lu que peu ou pas du tout de ce poète auparavant ». Pour le journaliste, « ce recueil dégage une intimité et une émotion singulières. On a du mal à croire que ces fragments de poèmes aient été écrits il y a bien plus de cent ans, tant ils semblent contemporains et accessibles, malgré une certaine obscurité initiale. La traduction est soignée mais assurée, trouvant le juste équilibre entre la fidélité au texte français et le maintien d'une impulsion créative en anglais »[1].

Analyse

Postérité

Notes et références

Voir aussi

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