Prieuré Notre-Dame de Salagon
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| Prieuré Notre-Dame de Salagon | |||
La façade occidentale. | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | catholique | ||
| Type | Prieuré | ||
| Début de la construction | XIIe siècle | ||
| Style dominant | Art roman provençal | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | ||
| Ville | Mane | ||
| Coordonnées | 43° 56′ 04″ nord, 5° 45′ 37″ est | ||
| Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence
Géolocalisation sur la carte : France
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| modifier |
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Le prieuré Notre-Dame de Salagon est un prieuré roman situé sur le territoire de la commune de Mane dans le département français des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ce prieuré roman désaffecté, aujourd'hui propriété du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence[1], abrite depuis 1981 le musée départemental ethnologique de la Haute-Provence.
Historique
Au milieu du Ier siècle de notre ère, une villa gallo-romaine succède à une ferme gauloise.
La vocation chrétienne du lieu date de l'Antiquité tardive : au Ve ou VIe siècle, la villa désaffectée fait place à une basilique funéraire. Cet édifice connaît plusieurs développements : un chevet carré à l'est et deux chambres latérales au nord et au sud.
Les premiers documents écrits mentionnant le site datent du début du XIe siècle : la dîme de Salagon est concédée au chapitre de Forcalquier. Au début du XIIe siècle, Salagon devient un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[2],[3]. Durant le dernier quart du XIIe siècle[2], une église en style roman comportant deux nefs est reconstruite : il s'agit du bâtiment que l'on peut voir actuellement[3].
Viennent s'y adjoindre du XIIIe au XVIIe siècle un logis prieural, une grange et un mur d'enceinte. Au XVIe siècle, le prieuré est donné en commende.
La chapelle proprement dite fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le , les façades et toitures des bâtiments conventuels n'étant inscrites que depuis 1980[4].
« Elle a été restaurée de 1983 à 1992, et l'on décida alors de remplacer les verrières blanches fermant ses six baies (quatre lancettes et deux oculi) par des vitraux commandés à Aurelie Nemours. Lorsqu'elle les réalise, en 1998, l'artiste est âgée de 86 ans »[3].