La formule de conjugaison et la formule du grandissement
pour une lentille mince s'expriment :
et
.
Elles permettent d'obtenir la distance lentille-image
en fonction de la distance focale image
:
.
Ces formules sont données ici, comme dans tout le reste de l'article, sous leur forme arithmétique : toutes les distances sont considérées positives, contrairement aux conventions des distances algébriques en usage en optique.
Les rayons lumineux issus de P convergent en P' en formant un cône d'autant plus ouvert que le diamètre
du diaphragme est important. Si le plan de la pellicule ou du capteur n'est pas placé exactement en P', l'image enregistrée sera non pas un point, mais une petite tache circulaire dont le diamètre ne devra pas excéder la valeur :
.

Le décalage admissible maximal
du plan du récepteur par rapport au point P' peut se calculer en observant les triangles semblables :
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En remplaçant
et
, on obtient :

On voit apparaître ici l'ouverture relative de l'objectif :
.
Finalement :
. |
L'intervalle dans lequel doit se trouver le plan de la pellicule ou du capteur pour que l'image soit considérée comme nette est d'autant plus grand que la focale est longue, que le grandissement est important et que le diaphragme est fermé.
Exemple : on veut photographier un objet situé à l'infini ou très loin (g=0) avec un objectif de focale 50 mm ouvert à f:2 et une limite de flou tolérée de 1/1500 radian :
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Dans ces conditions, il est nécessaire que l'appareil soit construit avec une grande précision, en particulier s'il comporte une visée reflex, mais il faut aussi que la pellicule reste parfaitement plane. Toutes choses égales par ailleurs, un réglage du diaphragme à f:22 donnerait x = 0,733 mm, ce qui est évidemment beaucoup moins contraignant.
Pour beaucoup d'usages scientifiques, la limite de netteté de 1/1500 peut être considérée comme très insuffisante. Les exigences de précision se trouvent évidemment renforcées et rien n'est possible sans utiliser un objectif de très haute qualité. Selon le même principe, on peut calculer une tolérance de mise au point mais, à quelques exceptions près, cette notion n'a guère d'intérêt pratique.