Bien qu'il soit question d'un « pseudo-Macaire », l'attribution des Homélies spirituelles à un « saint Macaire » ne relève pas de la pseudépigraphie, comme, par exemple, pour les écrits du pseudo-Denys l'Aréopagite, mais elle est une conséquence de leur anonymat. Le nom « Macaire » vient de l'adjectif grec qui signifie « bienheureux ». Les œuvres du pseudo-Macaire ont d'abord été transmises comme des écrits anonymes en étant simplement attribuées à « un bienheureux », c'est-à-dire un « macaire », sans que l'on sache lequel, puis ce titre étant pris pour un nom propre, on a considéré qu'elles avaient été écrites par le plus célèbre des « Macaire », et elles ont ainsi été attribuées au moine égyptien connu sous le nom de Macaire.
Une hypothèse pour expliquer l'anonymat de ces homélies est qu'elles auraient été l'œuvre d'un auteur dont la réputation aurait été entachée par proximité avec les messalliens, de sorte qu'elles auraient été transmises sous le patronage rassurant de Macaire pour échapper au zèle des chasseurs d'hérésies.
Certains manuscrits attribuent des homélies à un « Syméon ». Selon Vincent Desprez, l'identification de ce Syméon à Siméon le Stylite n'est pas vraisemblable. Des manuscrits associent l'homélie 51 à un « Syméon de Mésopotamie », tandis que des hérésiologues du Ve siècle ont par ailleurs aussi fait mention d'un chef messallien appelé « Syméon de Mésopotamie ». Sur la base de ces éléments, en 1941, Hermann Dörries a proposé de considérer que le pseudo-Macaire était ce messalien. Cependant les homélies ne sont pas, dans leur ensemble, d’orientation messalienne. De plus, les sources qui informent de l'existence d'un chef messalien appelé Syméon de Mésopotamie ne le présentent pas comme une personnalité très notable de sa communauté, ce qui fait douter qu'il puisse avoir été l'auteur d'une œuvre si importante. Considérant que son nom était probablement Syméon mais que l'on n'en sait pas plus, Vincent Desprez a proposé de l'appeler Macaire-Syméon.