Référendum constitutionnel maldivien de 2026

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Inscrits294 876
Votants221 111
Blancs et nuls4 572
Référendum constitutionnel maldivien de 2026
Corps électoral et résultats
Inscrits 294 876
Votants 221 111
74,98%
Blancs et nuls 4 572
Réforme constitutionnelle
Pour
31,26%
Contre
68,74%

Un référendum constitutionnel a lieu le au Maldives. Il visait à adopter une révision constitutionnelle visant à la tenue simultanée des élections présidentielle et législatives.

La proposition est rejetée par une large majorité de plus de deux tiers des votants, dans ce qui est perçu comme un revers pour le président Mohamed Muizzu, à l'origine du projet.

L'objet du référendum, proposé en novembre 2024 par le président Mohamed Muizzu, est d'organiser désormais les élections législatives et l'élection présidentielle le même jour, en écourtant la durée de la législature sortante de six mois, de sorte qu'elle se termine en décembre 2028, au lieu de mai 2029. De son côté, le mandat présidentiel serait rallongé de quelques jours, l'entrée en fonction du président suivant étant repoussée du 11 au 17 novembre afin de la rapprocher de celle des parlementaires. Les élections suivantes auraient par la suite lieu simultanément tout les cinq ans[1].

Le président Muizzu avait initialement proposé de remplacer la présidentielle à deux tours par une élection à un tour en ayant recours au vote préférentiel[2].

L'article 261 de la Constitution des Maldives impose que les révisions constitutionnelles soient approuvées à la majorité qualifiée du trois quarts des membres du Conseil du peuple, le parlement unicameral maldivien. Les mandats du président et du Parlement étant concernés, un référendum constitutionnel s'ajoute obligatoirement à ce vote parlementaire, en vertu de l'article 262b). Aucun quorum de participation n'est requis, la majorité des suffrages exprimés suffisent pour approuver la révision[3].

Le président Muizzu présente son projet au Parlement le . Il est adopté au Conseil par 72 voix pour et aucune contre le 10 février suivant. Six jours plus tard, l'organisation du référendum est fixée par décret présidentiel au 4 avril, en même temps que les élections municipales[4]

Le principal parti d'opposition, le Parti démocrate maldivien dépose un recours le 23 mars contre l'organisation du référendum, dont il affirme que la question posée est illégale. La Cour suprême rejete cependant la demande le 31 mars suivant, jugeant la question constitutionnelle[5].

Campagne

Le parti au pouvoir argue que le regroupement des scrutins permettait de faire des économies et favoriser la participation électorale. Leur tenue simultanée pourrait cependant rendre le résultat du scrutin plus indécis, là où jusqu'à présent, les scrutins législatifs ont toujours favorisé le parti du président élu quelques mois plus tôt. L'opposition estime cependant que cette réforme favoriserait le président élu, tout en accusant le chef de l'État d'effectuer des déplacements plus coûteux que celui des élections elles-mêmes[1],[6].

L'argument économique intervient dans un contexte de temps difficile pour l'économie du pays, qui fait face à une crise continue du secteur du tourisme. Ce dernier, qui représente plus d'un tiers du PIB du pays, peine toujours en 2026 à se relever de la crise liée à la pandémie de Covid-19. Face à la hausse de la dette publique, qui atteint plus de 130 % du PIB, le gouvernement mené par Mohamed Muizzu applique depuis lors une politique d'austérité tout en refusant une aide du Fonds monétaire international. Une augmentation des impôts est allée de pair avec une diminution de 10 % des salaires des fonctionnaires, le président montrant l'exemple en réduisant lui-même son salaire de moitié. Si l'austérité semble acceptée par la population, la révision constitutionnelle suscite quant à elle des débats vis-à-vis de son impact sur la vie démocratique du pays[7].

Résultats

Conséquences

Références

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