Régis Dericquebourg

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docteur en psychosociologie
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Régis Dericquebourg est un sociologue français né en 1947[2]. Il a été maître de conférences à l'Université Lille-III. Il est membre permanent du Groupe de sociologie des religions et de la laïcité au CNRS[1]. Il est également professeur associé à la Faculté pour l'Étude Comparative des Religions et de l'Humanisme[3] à Anvers (Belgique).

Titulaire d'un DESS de psychologie clinique et d'un doctorat en psychosociologie[1], Régis Dericquebourg a soutenu, en 1979 une thèse de troisième cycle sur les Témoins de Jéhovah[N 1] rédigée sous la direction de Jean Séguy[1].

Il s'est ensuite dirigé vers l'étude des mouvements religieux qui pratiquent la guérison spirituelle (Antoinisme, Science chrétienne, Église de Scientologie, Invitation à la vie, Association Alliance universelle), et a donc publié des articles et un ouvrage à leur sujet. Bien que certains de ces mouvements aient été considérés comme des sectes, il préfère parler d'Églises guérisseuses[4].

Dericquebourg pratique une sociologie dite participante divergente de celle des médias et des associations antisectes, dont il juge le traitement alarmiste[5]. Il a participé à un ouvrage collectif sur la Scientologie[6], patronné et publié par la scientologie elle-même, qui recueille les contributions d'universitaires internationaux[7].

Il a cofondé l'Observatoire Européen des Religions et de la Laïcité[8], avec les sociologues Fabrice Desplan, chercheur rattaché de 2008 à 2012 au Groupe, Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL) unité mixte de recherche sous tutelle de l'École pratique des hautes études et du CNRS, Bernadette Rigal-Cellard, professeur à l'Université de Bordeaux III, ainsi qu'avec Christiaan Vonck, recteur de la Faculté pour l'Étude Comparative des Religions et de l'Humanisme à Anvers[9]. En , une journée d'étude a été organisée par cet observatoire sur le traitement des minorités religieuses en France[10], qualifiées pour l'occasion de «nouveaux hérétiques», et a fait l'objet d'une publication aux éditions L'Harmattan.

En collaboration avec l'Observatoire Européen des Religions et de la Laïcité, Régis Dericquebourg a également organisé plusieurs colloques internationaux à la Faculté pour l'Étude Comparative des Religions et de l'Humanisme (Antwerp FVG[11]):

  • sur la Scientologie : «Scientology in a scholarly perspective», 24 et , publié dans Acta Comparanda - Subsidia IV (2017),
  • sur la Science chrétienne : «The Evolutions of Christian Science in scholarly perspective», 23 et , publié dans Acta Comparanda - Subsidia II (2015),
  • sur les Témoins de Jéhovah : «The Jehovah’s Witnesses in scholarly perspective: What is new in the scientific study of the movement?». 21 et , publié dans Acta Comparanda - Subsidia III (2016),
  • sur l’Église de l'Unification : "The Life and Legacy of Sun Myung Moon and the Unification Movements in Scholarly Perspective". (29-). Subsidia VI (2018).
  • Sur les Ahmadis et la Ahmadiyya : " Ahmadiyya in scholarly perspective", 24 et .

Carrière

Il a d'abord été assistant en 1980, puis maître de conférence à partir de 1986 en psychologie sociale clinique à l'Université Charles de Gaulle à Lille[1]. Il est actuellement professeur associé à la Faculté pour l'Étude Comparative des Religions et de l'Humanisme[3] à Anvers (Belgique). Il est membre permanent du Groupe de sociologie des religions et de la laïcité au CNRS. Il a également un diplôme d’études supérieures spécialisées en psychologie clinique.

En 1986, il commence à étudier les « religions de guérison », dont les antoinistes et la Science chrétienne. Il a également participé à un livre collectif au sujet de la scientologie en 2009[12]. Il est l’auteur de la première thèse française sur les Témoins de Jéhovah[13]. Il présente son étude des groupes religieux comme une « approche de terrain » refusant d’envisager le phénomène religieux « comme une pathologie sociale réceptacle des pathologies individuelles »[1].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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